Jean-Luc Mélenchon tutoyait presque, en 2017, le deuxième tour de l'élection présidentielle. A l'approche de 2022, certains cadres de la gauche française n'hésitent cependant pas à marquer leurs différents avec le leader des Insoumis.
Élection présidentielle : qui sont ceux, à gauche, qui peuvent dire (encore) dire non à Jean-Luc Mélenchon ?AFP
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En 2017, certains n'hésitaient pas à le présenter comme Batman… Tandis que Benoît Hamon était relégué au rang de Robin. C'est en tout cas ce qu'avançait à l'époque le politologue Thomas Guénolé, alors soutien de l'incontournable Jean-Luc Mélenchon, dans une interview accordée au Figaro. "C'est ce que j'appelle 'l'effet Batman et Robin' : si deux personnes défendent quasiment la même chose mais si l'un des deux est Batman, quand vous êtes Robin vous avez du mal à attirer l'attention", expliquait-il à nos confrères, avant le premier tour de l'élection présidentielle.

Un scrutin marquant pour Jean-Luc Mélenchon, quatrième homme de l'élection, qui tutoyait presque les 20% de votes et le second tour. Il s'est alors imposé comme une figure inévitable de la gauche. Désormais, à l'approche de l'élection présidentielle de 2022, certains cadres de la gauche n'hésitent pas à dire leurs griefs avec le chef des Insoumis. Récemment, c'était le cas de Fabien Roussel, du Parti communiste. "Je suis persuadé qu'il y a un espace", confie le secrétaire du PCF à nos confrères du Figaro (encore) qui rêve, selon eux, de "se lancer dans la course à l'Elysée". C'est pourquoi il "ose", expliquent-ils, "dire non à Jean-Luc Mélenchon". Le poids lourd de la gauche est-il aussi incontournable qu'il ne l'était par le passé ?

Qui, aujourd'hui, peut dire non à Jean-Luc Mélenchon ?

"N'oublions pas qu'en 2017, Jean-Luc Mélenchon avait lui aussi décidé de jouer sur l'ambiguïté.Il ne s'est pas présenté comme un candidat de gauche, mais comme un candidat du peuple. Il a, depuis, levé le voile sur la question et embrassé un positionnement à la gauche de la gauche. C'est passé, notamment, par l'épuration de LFI, dont certains des cadres et des seconds couteaux ont quitté le parti", rappelle d'entrée de jeu Christophe Bouillaud, politologue et enseignant-chercheur en sciences politiques à l'IEP de Grenoble.

"Son attrait électoral s'est assez largement réduit. La France Insoumise a de grosses difficultés à s'implanter durablement dans le pays, on a pu le constater lors des précédentes élections municipales. Ce n'est pas pour rien que Jean-Luc Mélenchon a décidé de s'allier au reste de la gauche dans les régions en vue du prochain scrutin", note encore le spécialiste pour qui il est probable que d'autres figures politiques - rangées à gauche - s'attaquent à l'Insoumis.

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