Pour protester contre la politique économique actuellement menée par François Hollande et Manuel Valls, un eurodéputé socialiste et un professeur ex-membre du PS ont lancé lundi un "Club des socialistes affligés". Plus de détails.

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Solferino grince des dents. Après la fronde des députés PS contre le plan d’économie du Premier ministre, le tandem Hollande-Valls doit désormais faire face à une nouvelle attaque émanant de son propre camp. Un eurodéputé socialiste, Liêm Hoang¬Ngoc, et un professeur de sciences politiques à l’University College London ex-membre du PS, Philippe Marlière, ont en effet annoncé lundi le lancement d’un "Club des socialistes affligés". "Ouvert à tous, adhérents PS ou pas", ce groupe a pour objectif de réunir "les citoyens actifs, intellectuels, militants associatifs, politiques et syndicaux qui veulent aider la gauche à redevenir une force de propositions et d’action au service de la justice et de l’égalité sociale", ont expliqué ses deux créateurs dans un communiqué.

Une orientation politique "néfaste et démoralisatrice""Socialistes et sociaux-démocrates, nous sommes affligés par l’orientation politique du gouvernement actuel. Nous l’estimons néfaste et démobilisatrice pour les électeurs de gauche qui avaient nettement indiqué vouloir rompre avec le sarkozysme en 2012", ont-ils également détaillé. Selon eux, "ce choix fragilise le PS et la gauche dans son ensemble". Contestant tous les deux vivement "le virage politique que l’exécutif a imposé à la gauche", ils souhaitent ainsi "montrer qu’un programme socialiste est plus que jamais crédible en France et en Europe". Leur objectif à long terme étant de "préserver l’identité socialiste et transmettre le témoin aux générations futures de militants".

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Une majorité très fragiliséeEt si les députés socialistes n’ont pas encore annoncé leur intention de rejoindre ou non ce club, le gouvernement accuse toutefois le coup. La création de ce club intervient en effet quelques semaines après que 41 députés socialistes se sont abstenus de voter le plan d’économies de Manuel Valls.  Un véritable coup dur pour la majorité qui était alors apparue très fragilisée. Au point que le Premier ministre a réuni les membres de son gouvernement la semaine dernière pour les inviter à aplanir leurs relations avec les parlementaires.

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