Dans un entretien accordé au Figaro, l'ancien président du Conseil Constitutionnel admet que les comptes de campagne de Jacques Chirac et Edouard Balladur étaient irréguliers en 1995.
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L’ancien président du Conseil Constitutionnel a accordé un entretien au Figaro dans lequel il revient sur l’élection présidentielle de 1995. L’ancien ministre des affaires étrangères estime aujourd’hui "avoir sauvé la République" cette année-là en validant les comptes de campagne de Jacques Chirac et Edouard Balladur. "C'était mon premier dossier, je venais d'entrer en fonction" explique-t-il au quotidien précisant que les comptes des deux candidats de droite étaient "manifestement irréguliers".

"Par esprit républicain"

"Que faire ?" s’interroge alors Roland Dumas qui jure aujourd’hui que faire "annuler l’élection de Chirac aurait eu des conséquences terribles". Ainsi, l’ancien président du Conseil Constitutionnel assure avoir "beaucoup réfléchi" avant de procéder à la validation ces comptes de campagne frauduleux, et ce, "par esprit républicain". Selon notre Constitution, c’est bien au premier des Sages de veiller au bon déroulement de l’élection présidentielle, régularité des comptes de campagne comprise.

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Ce n’est pas la première fois que les comptes de campagne de 1995 font l’objet d’une polémique. En 2011 déjà, Jacques Robert avait avoué dans les colonnes du Parisien avoir participé à "une belle entourloupe". Ce dernier expliquait alors que les comptes d’Edouard Balladur présentaient une dizaine de millions de francs d’origine inconnue. Notons que son directeur de campagne était alors à l’époque Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, le volet financier de l’affaire Karachi portant sur le financement d’Edouard Balladur fait toujours l’objet d’une procédure auprès de la Cour de justice de la République.

Jacques Robert avait aussi fait savoir que les comptes de Jacques Chirac présentaient également des irrégularités mais dans des proportions moindres.  

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