Crise sanitaire oblige, les Françaises et les Français ont pu économiser considérablement ces derniers mois. Malheureusement pour certains d'entre eux, les escrocs profitent aussi de la situation. Vous pourriez y laisser des plumes.
Livret bancaire : méfiez-vous des arnaques qui pourraient vous coûter cherIstock

Ils ont tout perdu. Ces deux anciens tourtereaux, qui habitent aujourd’hui Montbrison (Loire, Auvergne-Rhône-Alpes), ont cru avoir fait une bonne affaire. En vérité, ils ont été littéralement dépouillés par des escrocs qui se font sans cesse plus audacieux et surtout plus dangereux. L’arnaque, qui repose sur de faux livrets bancaires, s’avère en effet "pratiquement indétectable" d’après les journalistes de Capital, qui citent une enquête du Progrès, publiée le vendredi 30 avril 2021. Les malfrats qui s'en sont pris à ces deux personnes ont suivi un modus operandi des plus efficaces et ils ne sont visiblement pas les seuls à y avoir pensé.

D’après l’UFC-Que Choisir, nombre de faux livrets fleurissent sur la toile. Les arnaqueurs les choisissent alléchants mais pas trop pour qu’ils demeurent crédibles, et proposent parfois des placements "garantis jusqu’à leur terme". Certains épargnants parmi les plus vigilants se font malencontreusement avoir. Et pour cause ! Les escrocs aussi prennent toutes les précautions du monde. Ainsi, "Bruno" avait décidé de confier 10 000 euros à la société IWB, qui figurait alors au registre des agents financiers de la Banque de France. Cela ne l’a pas empêché de perdre son argent aux profits de malandrins, indiquent nos confrères.

Faux livrets : ce qu’il ne faut jamais perdre de vue pour ne pas finir ruiné

Dans la Loire, c’est via Facebook que les épargnants ont été mis en contact avec leur escroc. Ils lui ont respectivement - et volontairement ! - confié la gestion de 50 000 et 75 000 euros de patrimoine, pensant qu’ils les plaçaient sur un livret d’épargne.

Une situation, mais compréhensible : l’un comme l’autre étaient persuadés de saisir une opportunité de placement proposée par la banque portugaise Millenium, que connaît bien l’une des deux victimes puisque sa mère y est cliente. En voyant le taux promis - 3,89% à l’année -, elle ne tique pas. Après avoir entré ses coordonnées et échangé avec le conseiller, elle convainc son ancien conjoint de faire de même. C’est là que commence le calvaire.

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