La baisse de son taux de rémunération à 0,50% au 1ᵉʳ février 2020 n'a pas entravé le pouvoir de séduction de ce produit d'épargne. Sur les six premiers mois de l'année, les collectes du Livret A ont d'ailleurs explosé : 20,41 milliards d'euros. Quelles en sont les raisons ?
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Le Livret A signe son meilleur premier semestre depuis 2009. Il a en effet collecté 20,41 milliards d’euros entre janvier et juin 2020 (contre 21,4 milliards d’euros en 2009). C’est quasiment autant d’argent que pendant les années 2018 et 2019 réunies (22,72 milliards d’euros), pointe Le Monde.

Le déconfinement ne semble, pour l’heure, pas affaiblir la crainte des épargnants face à la crise : d’après les données publiées le 21 juillet par la Caisse des dépôts et consignations, en juin, la collecte nette (les dépôts moins les retraits du mois) représente 2,96 milliards d’euros. Si l’on y ajoute les versements effectués sur le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), la collecte nette mensuelle atteint alors 3,69 milliards d’euros en juin et 26,13 milliards sur le premier semestre. L’encours total est, lui, de 437,10 milliards.

Comment expliquer cet engouement pour ces deux livrets d’épargne obéissant à des règles similaires et rémunérés au même taux ?

Livret A : une épargne de précaution

Sécuriser leurs économies. Inquiets de voir leur pécule s’envoler en cas de faillite des banques ou pour se constituer des fonds disponibles en cas de coups dur, les Français se tournent largement vers l’épargne de précaution. Elle constitue une "réserve d'argent placée en vue de pouvoir faire face aux dépenses imprévues, sans toucher à l'épargne placée à long terme", explique le site spécialisé Ooreka.

En somme un "matelas financier" permettant de se construire un filet de sécurité sans risque de perte de capital. De plus, l’argent est disponible à tout moment. Des arguments de poids en ces temps de crise sanitaire et économique durant lesquels les foyers jouer la carte de la prudence.

Livret A : les Français toujours très prudents

Crainte de l'avenir, arrêt partiel de la consommation... La pandémie de coronavirus explique en partie l’explosion des collectes du Livret A.

"Les Français sont toujours en mode ultra prudents. Il y a derrière cela l'anxiété, la peur du chômage, la crainte de la baisse des revenus à la rentrée", indique Philippe Crevel, le président du Cercle des Épargnants à RTL."Et puis, il y a le fait aussi qu'au mois de juin toutes les activités commerciales n'avaient pas repris. Les Français ne pouvaient pas consommer comme au mois de juin 2019", ajoute l’économiste.

D’autre part, La défiscalisation du Livret A reste apprécié.

Livret A : un livret défiscalisé

Livret A, Livret d'Epargne populaire (LEP) ou encore Livret de développement durable et solidaire (LDDS) : l’ensemble de ces produits sont des livrets défiscalisés.

La simplicité de fonctionnement du Livret A fait aussi son succès. Mis à part son plafond (22 950 euros), il fonctionne en effet comme un compte traditionnel. Il permet d’effectuer des virements et des prélèvements, sans frais. Les intérêts (0,50%) calculés chaque année s'additionnent au montant total.

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