Après quinze ans de lutte contre l'addiction à la drogue, Joana Balavoine a décidé de se livrer sur son combat dans une BD. Elle s'est également confiée au Parisien sur l'absence de son père, mort juste avant sa naissance.
Daniel Balavoine : sa fille révèle son long combat contre la drogueabacapress

Elle a décidé de sortir du silence.Joana Balavoine a lutté pendant 15 ans contre les démons de la drogue. Aujourd'hui, à 35 ans, la fille de Daniel Balavoine a décidé de livrer son combat dans une BD baptisée Les Lions endormis, à paraître le 1er septembre prochain. Née cinq mois après la mort du chanteur en janvier 1986, Joana Balavoine n'a jamais connu son père. Habituellement discrète, elle a décidé de se livrer dans cette bande-dessinée sur la douleur de l'absence d'un père qui la poussera dans une addiction aux drogues pendant de nombreuses années. Interrogée par Le Parisien, Joana Balavoine confie avoir souhaité "montrer la laideur de la drogue, en s'appuyant sur une partie de (s)on histoire". Si ce n'est pas dans son habitude de parler de sa vie personnelle, la jeune femme estime que "c'est l'intimité qui touche les gens".

Joana Balavoine : "On m’a proposé de l’ecstasy, de la cocaïne"

"J’ai la chance d’en être sortie, j’ai ressenti comme un devoir de témoigner. Cette BD, c’est une occasion de toucher un maximum de gens, à travers le récit de ce que j’ai vécu", confie-t-elle au Parisien. On apprend que c'est à l'âge de 16 ans que la jeune femme a sombré dans la drogue, pendant un petit boulot d'été dans la restauration. "Là, on m’a proposé de l’ecstasy, de la cocaïne", se souvient Joana Balavoine. "Je prenais de la cocaïne pour me dire que tout allait bien". Elle révèle notamment que la mort de son père seulement quelques mois avant sa naissance était en partie à l'origine de sa souffrance morale. "Etre un enfant posthume, c'est la première graine. Je suis construite sur ce traumatisme. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi je n’avais pas le droit d’avoir un papa", confie la fille de Daniel Balavoine.

Selon, "c'est à cause de cette absence" qu'elle n'a eu "aucune limite". "Comme mon père était Daniel Balavoine, on m’a aussi passé beaucoup de choses. Les gens aiment papa, ils ont de la tendresse pour lui… C’était compliqué de vivre avec ce mythe, de l’ordre de la légende". Malgré ce traumatisme, Joana Balavoine se dit "fière de porter ce nom". "C’est génial de se lever en se disant : 'Mon papa était un mec bien'. Grâce à son héritage, j’ai aussi la chance de vivre confortablement".

Daniel Balavoine : " Je ne pouvais pas détruire son héritage"

Et paradoxalement, Joana Balavoine explique que c'est aussi ce père qui l'a finalement aidé à s'en sortir. "Je me suis dit que je ne pouvais pas continuer à mentir comme ça, à vivre dans cette illusion. Que je ne pouvais pas détruire son héritage. J’aurais aimé qu’il soit fier de moi", confie-t-elle au Parisien. Chanteuse, comme son père Daniel Balavoine, dans le groupe Gentle Republic, Joana Balavoine vit aujourd'hui à la campagne et cultive ses potagers en continuant à faire de la musique. Après avoir surmonté son addiction, elle pense désormais avec envie à la maternité.

Si Joana a grandi sans son père, elle a pu compter sur le soutien indéfectible de son frère. "Mon grand frère, le premier homme de ma vie… On a passé notre enfance collés l’un à l’autre. Je l’aime, je suis admirative de son exigence, de son intransigeance. Il m’a protégée de pas mal de conneries." expliquait-elle aux journalistes de Paris Match en 2016.

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