Brigitte Bardot : à Saint-Tropez, le premier été sans l'icône très perturbé

Publié par Julien Pinardi
le 22/07/2026
Cimetière Saint-Tropez
Istock
Brigitte Bardot a été inhumée au cimetière marin de Saint-Tropez, quand elle souhait l'être à La Madrague.
Un an après la mort de Brigitte Bardot, Saint-Tropez fait face à un premier été sous haute tension. Entre le surtourisme incontrôlable autour de sa sépulture et le départ inattendu de son veuf Bernard d'Ormale de La Madrague, l'équilibre de la cité corsaire vacille. Découvrez les coulisses d'un héritage devenu difficile à porter pour ses proches et la municipalité.

Depuis le début de la saison estivale, le célèbre village varois navigue en eaux troubles. La perte de sa figure emblématique a laissé un vide symbolique profond, tout en déclenchant un afflux de visiteurs sans précédent sur les lieux marqués par son empreinte, bouleversant le quotidien des habitants.

Un hommage populaire devenu ingérable

Des milliers d'admirateurs convergent quotidiennement vers le cimetière marin. Cette affluence génère des engorgements humains inédits dans les allées. Le 21 juillet dernier, des riverains rapportaient à France 3 des comportements inappropriés, évoquant des cris, de multiples selfies et des piétinements sur les tombes voisines.

Pour pallier ces nuisances, la mairie cherche des solutions d'urgence. Elle envisage sérieusement de restreindre l'accès à la zone ou d'instaurer un système de réservation pour préserver le calme. "C’est devenu ingérable, certains touristes n'ont plus aucun respect pour le recueillement nécessaire dans un tel lieu", déplore un gardien interrogé par France 3 Provence-Alpes.

Le douloureux départ de Bernard d'Ormale

Après plus de trente années partagées avec la star, Bernard d'Ormale a pris la décision de quitter la mythique propriété de la route des Canebiers. Les informations du magazine Gala précisent que le veuf réside dorénavant dans un studio modeste, s'éloignant ainsi du tumulte médiatique. Il n'aurait emporté avec lui qu'un seul objet symbolique : un portrait de Brigitte Bardot peint par un proche, installé face à son lit. L'entretien de la villa s'avérait trop lourd psychologiquement pour cet homme de 84 ans. "La Madrague n'est plus habitable pour moi seul, c'est un musée de souvenirs qui pèse trop lourd au quotidien", explique-t-il à Nice-Matin.

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L'avenir incertain de La Madrague

La légendaire demeure appartient à la Fondation Bardot depuis 1992, l'actrice en ayant conservé l'usufruit jusqu'à sa mort. La question de son ouverture au public suscite des débats complexes. Le projet de transformation en musée se heurte aux réglementations d'urbanisme et aux fortes réticences du voisinage. Le devenir des animaux de la star, toujours présents sur la propriété, constitue également un défi logistique majeur. "Nous devons respecter la volonté de Brigitte tout en protégeant ce sanctuaire de toute exploitation commerciale abusive", souligne un membre de la fondation dans les pages de Gala.

Saint-Tropez craint de perdre son âme

L'absence de l'actrice inquiète les défenseurs de l'identité tropézienne. Ils redoutent une accélération de la transformation de la ville en simple parc d'attractions pour une clientèle fortunée. Les commerçants locaux constatent la disparition du dernier lien direct avec l'âge d'or du cinéma français. Afin de canaliser cette ferveur hors des zones résidentielles, les autorités locales discutent actuellement de la création d'un monument commémoratif ou d'un parcours culturel dédié à l'icône.

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