Brigitte Bardot : sa villa serait en ruine, sa fondation liée à des réseaux néofascistes ?
La disparition de Brigitte Bardot le 28 décembre 2025 laisse derrière elle un empire animalier fragilisé. En avril 2026, une vaste enquête lève le voile sur les coulisses d'une institution riche de 178 millions d'euros, désormais menacée par des conflits successoraux et des amitiés politiques sulfureuses. L'héritage de la star se retrouve au cœur d'une bataille juridique complexe.
Des contrats sulfureux avec la mouvance Chatillon
L'agence de communication Riwal, pilotée par l'ancien leader du GUD Frédéric Chatillon, s'impose comme un prestataire de la Fondation Brigitte-Bardot. Selon les informations publiées par Libération en avril 2026, l'homme d'affaires a multiplié les contrats lucratifs avec l'institution, malgré son passif judiciaire.
Cette proximité s'est affichée au grand jour le 7 janvier 2026, lors des funérailles de l'actrice. Ce jour-là, la famille et la Fondation auraient refusé la présence de figures politiques comme Éric Zemmour, alors que Frédéric Chatillon a été autorisé à entrer. "Frédéric Chatillon, figure tutélaire des militants violents du GUD et éternel prestataire du Rassemblement national [...] était assis sur les bancs de la petite église", rapporte Libération.
La Madrague face au délabrement
La propriété historique acquise en 1958 sombre peu à peu. Déjà sévèrement touchée par les intempéries d'octobre 2024 qui l'avaient changée en véritable étang, la villa se trouve aujourd'hui dans un état alarmant.
Les conflits entre la Fondation, qui détient la nue-propriété depuis 1992, et la famille freinent toute tentative de rénovation de la demeure. "La Madrague est en train de s'écrouler", confie une source de l'enquête relayée par Closer.
Un trésor financier et un casse-tête successoral
Les finances de l'association contrastent fortement avec la ruine de la bâtisse. Le bilan de l'année 2024 affiche 178 millions d'euros d'actifs, nourris par près de 170 legs annuels.
Toutefois, une bataille s'annonce entre Nicolas Charrier, le fils de la star, Bernard d'Ormale et l'entité de protection animale concernant l'estimation de cette maison jugée inévaluable. Une sous-évaluation risquerait d'obliger l'association à puiser massivement dans ses fonds pour payer la réserve héréditaire. "Entre un patrimoine colossal, une maison mythique à la valeur inestimable et une fondation gérée en toute opacité, la succession de 'BB' s'annonce comme un casse-tête juridique hors norme", résume Libération.
Quel avenir pour le sanctuaire de Saint-Tropez ?
L'idée de transformer les lieux en musée se heurte à la réalité matérielle. Les problèmes structurels du bâtiment rendent un accueil régulier du public difficile à envisager.
"Si la fondation, qui en est légataire, envisage que la Madrague soit visitée, cela ne pourra être possible que sur rendez-vous", a précisé Bernard d'Ormale dans les colonnes de Starmag. Ces incertitudes pèsent sur l'image de l'institution, dont la mission première se voit parasitée par ces zones d'ombre.
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