Si la mort d'un proche arrive bien souvent de manière brutale, d'autres éléments peuvent d'autant plus perturber cette période de deuil qu'ils s'imposent généralement dans l'urgence. Notamment avant l'enterrement, quand arrive la question du don d'organe. Pouvez-vous vous y opposer ? Voici ce que dit la loi.
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Qu'est-ce que le don d'organe ?

Le don d'organe consiste à prélever des organes et/ou des tissus sains chez une personne décédée, afin de procéder à une greffe d'organe sur un patient gravement malade. Le don d'organe est anonyme et gratuit. Cela signifie qu'il est avant tout considéré comme un acte de générosité, réalisé sans contrepartie financière. Il ne prive pas la famille et les proches du défunt d'organiser la cérémonie d'enterrement telle qu'ils l'envisagent. En effet, après l'intervention chirurgicale, le corps du défunt est restauré et habillé pour les funérailles. Par ailleurs, l'avis de décès n'étant pas une obligation, il ne fait pas mention du don quand il a lieu.

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Refus de don d'organe : vos droits

Avant l'enterrement, au moment où l'on rédige l'avis de décès, on peut être confronté à la question du don d'organe. Si de son vivant, le défunt n'a pas lui-même procédé à son inscription sur le registre national des refus, la loi applique le principe du consentement présumé. Cela signifie que toute personne est en droit de s'opposer au don de ses organes, mais qu'elle doit le faire de son vivant. Outre ce registre géré par l'agence de biomédecine, le corps médical se tourne automatiquement vers les proches du défunt afin de s'assurer de sa volonté. La personne décédée pourrait avoir remis un document écrit mentionnant son refus ou tout simplement en avoir avisé sa famille par oral. Son droit sera alors respecté.