L'approvisionnement en électricité est de plus en plus compliqué pour l'Hexagone, et le secteur s'inquiète. Des conséquences sont à prévoir dès cet été. Hausse des prix, restrictions sur l'eau, risque de panne… Découvrez ce qui pourrait vous attendre dans quelques semaines.
Électricité : manque d’eau, hausse des prix… La France est-elle au bord du black-out ?

La situation est alarmante. Entre la sécheresse, la corrosion du parc nucléaire et la menace d’un embargo sur les hydrocarbures russes, l'approvisionnement du territoire en électricité devient de plus en plus difficile. 

Cet hiver et l’automne dernier, les précipitations n’ont pas été suffisantes dans l’Hexagone. Résultat : les barrages hydroélectriques sont sous tension. Or, ils représentent entre “8 et 13% de la production d’électricité française, soit la deuxième source derrière le nucléaire”, précise Le Parisien

Côté nucléaire, justement, c’est là aussi la grande inquiétude. Près de la moitié du parc nucléaire français est à l’arrêt, à cause, entre autres, de la corrosion des centrales.

Le niveau de disponibilité électrique national, sous la barre des 30 Gigawatts, est historiquement bas. 

Surtout qu’avec la guerre en Ukraine, la situation ne risque pas de s’améliorer, bien au contraire, avec la menace d’un embargo européen sur les hydrocarbures russes. 

Bouclier tarifaire : vers un rattrapage à l'automne 2023

Dans ce contexte, la facture d'électricité s’annonce (encore plus) salée pour les foyers de l’Hexagone. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) estimait cette hausse à 44,5%.

En début d’année, le gouvernement avait ainsi promis l’instauration d’un “bouclier tarifaire”, comprenant le gel des prix du gaz et une limitation de la hausse du prix de l'électricité à 4%, pour protéger les ménages et préserver, un tant soi peu, leur pouvoir d’achat.

Mais finalement, c’est un rattrapage à l’automne 2023 qui sera mis en place : les fournisseurs pourront ainsi appliquer une hausse tarifaire de 8% sur la note des particuliers l’année prochaine, afin d'équilibrer leurs recettes. “Une famille de quatre personnes se chauffant à l’électrique, et qui paie par an aujourd’hui autour de 1700 euros, abonnement compris, se verra donc dans l’obligation de débourser environ 150 euros supplémentaires au titre de ce fameux rattrapage.”, explique le Parisien

Et cette hausse pourrait bien durer dans le temps, car le conflit russo-ukrainien semble encore loin d’être terminé. 

Et la flambée des prix ne devrait pas être la seule conséquence de cette situation très tendue. Découvrez dans notre diaporama ce qui pourrait vous attendre dès cet été pour faire face à une production d'électricité dans le rouge… 

La hausse inévitable des prix

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La hausse inévitable des prix

En plus du fameux rattrapage à l’automne 2023 qui devrait augmenter (encore) la facture d’électricité des ménages, on peut s’attendre à ce que les prix continuent de flamber dans les prochaines semaines. 

“La situation n’est pas catastrophique, mais l’été sera tendu. Le risque existe que nous soyons contraints d’importer de l’électricité, ce qui va coûter cher.”, explique une source chez EDF au Parisien

Des restrictions sur l’eau ?

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Des restrictions sur l’eau ?

C’est déjà le cas dans certaines régions, touchées par la sécheresse. Face à la situation précaire des barrages hydroélectriques, les ménages pourraient bien être amenés à économiser encore davantage l’eau, particulièrement cet été. 

Des risques de black-out cet été ?

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Des risques de black-out cet été ?

Même si les autorités assurent que tout est mis en place pour éviter un black-out, on peut craindre un manque d’électricité au cœur de l’été, quand les systèmes de ventilation fonctionnent à plein régime. 

"La montée en puissance des systèmes d’air conditionné peut faire augmenter la consommation en juillet et août au milieu de l’après-midi”, explique le directeur exécutif de Réseau de transport d’électricité (RTE), Thomas Veyrenc, dans les colonnes du Parisien

Le prix des billets de train pourrait augmenter

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Le prix des billets de train pourrait augmenter

Les trains de la SNCF roulent tous à l’électricité. ”L'entreprise utilise à elle seule 7tWh d'électricité par an, soit l'équivalent de la production d'une centrale nucléaire”, précise TF1 Info. L'entreprise risque donc inévitablement de répercuter la hausse du prix de l’électricité sur le prix de votre billet… 

“On sera peut-être obligés de répercuter une partie des coûts à partir de 2023. Mais on n'en est pas encore là. On verra comment les choses évoluent", a confié Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, à la chaîne de télévision. 

Une grande panne à l’hiver ?

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Une grande panne à l’hiver ?

La plus grande inquiétude semble concerner l’hiver prochain chez les professionnels du secteur. Car si les problèmes d’approvisionnement de l’Hexagone s’enlisent jusque-là, la situation risque de devenir sérieusement critique et pourrait entraîner plusieurs pannes. 

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