Voitures électriques : en 2025, un tournant décisif pour le budget des Français

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 28/01/2026
recharge voiture electrique
Istock
En 2025, pour la première fois en France, les ventes de voitures électriques ont dépassé celles des modèles thermiques. Derrière ce tournant historique se cachent de fortes différences de prix, notamment face aux modèles chinois, et de vrais enjeux de budget pour les automobilistes de plus de 50 ans.

2025, l’année où la voiture électrique dépasse le thermique en France

C’est un basculement historique passé presque inaperçu pour certains automobilistes. En 2025, pour la première fois en France, les ventes de voitures électriques ont dépassé celles des véhicules thermiques, essence et diesel confondus. 

Un tournant majeur, porté à la fois par les restrictions de circulation, la hausse durable du prix des carburants et une offre électrique devenue plus large et plus accessible.

Pour de nombreux Français de plus de 50 ans, cette évolution ne relève plus d’un choix idéologique, mais d’une question très concrète de budget et de confort au quotidien.

Des écarts de prix qui interpellent les consommateurs

Sur les concessions, un détail saute désormais aux yeux : les voitures électriques les moins chères ne sont ni françaises ni européennes, mais souvent chinoises. À modèle équivalent, l’écart peut atteindre 7 000 à 10 000 euros. Une différence difficile à ignorer, surtout pour les ménages attentifs à leurs dépenses.


Cette compétitivité s’explique par une avance industrielle majeure de la Chine, notamment dans la fabrication des batteries, qui représentent jusqu’à 40 % du prix d’un véhicule électrique

En Europe, la filière reste récente, malgré les investissements engagés, notamment par le groupe Stellantis, qui développe des gigafactories dans le nord de la France pour tenter de réduire cette dépendance.

Batteries, autonomie et recyclage : des choix qui ont un coût

Les constructeurs européens ont majoritairement misé sur des batteries dites NMC (nickel, manganèse, cobalt), appréciées pour leur meilleure autonomie, mais plus coûteuses à produire. 

À l’inverse, les constructeurs chinois utilisent de plus en plus des batteries LFP (lithium-fer-phosphate), moins chères, plus sûres, mais offrant une autonomie légèrement inférieure.

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Un choix stratégique qui influence directement le prix final du véhicule. À cela s’ajoute un enjeu encore méconnu du grand public : le recyclage des batteries

batterie electrique
Autre

D’ici quinze ans, plusieurs milliers de tonnes arriveront en fin de vie, et la récupération de métaux précieux pourrait, à terme, contribuer à faire baisser les coûts globaux pour les consommateurs.

Ce que ça change concrètement pour votre budget

  • À l’achat : un écart de plusieurs milliers d’euros selon l’origine du véhicule

  • À l’usage : économies sur le carburant, entretien réduit (pas d’embrayage, moins de pièces d’usure)

  • À domicile : recharge possible sur prise ou borne, avec un coût souvent inférieur à un plein de carburant

  • À long terme : la durée de vie et le recyclage des batteries deviennent des critères essentiels

Pour les conducteurs, le coût total sur 8 à 10 ans devient souvent plus avantageux que celui d’un véhicule thermique.

« Je fais attention à chaque dépense » : le témoignage de Jean-Pierre

Jean-Pierre, 67 ans, retraité en Loire-Atlantique, n’imaginait pas rouler un jour en voiture électrique. Longtemps attaché au diesel, il se disait peu concerné par cette technologie, qu’il jugeait chère et peu adaptée à ses besoins.

« Franchement, je ne voulais que du thermique. Pour moi, l’électrique, c’était compliqué et réservé aux autres », reconnaît-il.

C’est finalement la question du budget qui l’a fait changer d’avis en 2024 :
« Je ne suis pas un technophile, et je fais très attention à chaque dépense. Mais quand j’ai comparé mes frais de carburant et d’entretien, le calcul était simple. Aujourd’hui, je recharge chez moi, je dépense moins de 30 euros par mois en électricité, et je n’ai plus peur des hausses à la pompe. »

Comme beaucoup de conducteurs de sa génération, Jean-Pierre privilégie désormais la simplicité d’usage et la prévisibilité des coûts, quitte à renoncer à une très grande autonomie.

Une transition désormais inévitable, mais encore pleine de choix

Le cap franchi en 2025 confirme une tendance durable : la voiture électrique s’impose progressivement comme la nouvelle norme. Pour les automobilistes de plus de 50 ans, la question n’est plus seulement faut-il passer à l’électrique ?, mais quand, et à quel prix.
Origine du véhicule, technologie de batterie, coût à long terme et solutions de recharge deviennent des critères déterminants. 

Une chose est sûre : dans un contexte de pouvoir d’achat sous surveillance, le prix réel de la mobilité n’a jamais été aussi scruté.

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