Un ex-syndicaliste a pris une décision radicale : celle de "balancer" tout ce qu’il sait sur un vaste système de surfacturation qu’auraient orchestré des membres haut placés de la CFTC. Grand chambardement annoncé.  

Train de vie des dirigeants de la CFTC : des salaires saisissants

On avait déjà appris début avril dans les colonnes du Canard Enchaîné que certains illustres représentants œuvrant au sein de la CFTC à l’instar de Patrick Del Grande et de Caroline Tukoczinsky avaient perçus, durant leurs années en tant que président et vice-président, des salaires mirobolants respectivement portés à 17 000 et 13 000 euros.

On découvrait, à ce moment-là également, que leurs très attractives rémunérations étaient, en partie, payées grâce à de l’argent public. On sait désormais, qu’en plus de tout cela, les instances patronales de la confédération, n’avaient clairement pas le compas dans l’œil lorsqu’il s’agissait de présenter leurs notes de frais.

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Train de vie des dirigeants de la CFTC : un système de surfacturation d’envergure ?

De fait, Francis Parmentier, un ex-secrétaire général et président de l’union départementale CFTC des Vosges, n’en démord pas. Ces révélations n’ont, selon lui, rien d’étonnant. Elles arrivent même extrêmement tardivement, martèle-t-il dans une interview accordée à l’Est Républicain. "Il n’y avait aucun contrôle. Il y a aussi des instances patronales qui se partagent le gâteau. Et tout ce que l’on ne sait pas". Pour lui, nul doute qu’il y a là, au sein de la cellule syndicale, un important système de surfacturation présumé.

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Et de poursuivre : "C’est une nébuleuse avec des tentacules autour. Ce n’est pas étanche. C’est obscur. Lorsqu’une formation durait un jour, il fallait émarger pour trois jours. Pour les notes de restaurant c’est la même chose. Nous étions 10 à table, il y avait une facture pour 20 repas".

Train de vie des dirigeants de la CFTC : des doubles, voire des triples remboursements ?

Pour couronner le tout, Francis Parmentier évoque également l’achat de véhicules alors que des dirigeants, comme Patrick Del Grande, demandaient, dans le même temps, à se faire rembourser leurs frais de déplacement. "J’ai toujours soupçonné qu’il y avait double, voire triple remboursement. Tant que j’étais président j’ai toujours refusé que ces voitures soient stationnées dans la cour de l’union départementale des Vosges. Parce que je ne savais pas d’où venait le financement. J’ai cherché à le savoir. Del Grande m’en a voulu", regrette-t-il.

Il va même jusqu’à indiquer que s’il y faisait référence, on lui rétorquait que cela ne le regardait pas. "C’est une erreur que je regrette", concède-t-il à l’Est Républicain et dont Capital se fait l’écho.

Train de vie des dirigeants de la CFTC : "Toutes ces pratiques sont immorales"

Le fait est qu’il estime aujourd’hui ne plus rien avoir à perdre. Il envisagerait même de se porter partie civile pour, dit-il, avoir accès au dossier. Et de conclure : "Je balance, je m’en fous. Je n’ai plus rien à perdre. Pour moi, toutes ces pratiques sont immorales. Je veux que la vérité éclate. Depuis le temps que ça dure. Depuis 25 ans personne n’a osé bouger".

En vidéo - Première tentative de "convergence des luttes"

 

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