Son corps a été retrouvé le vendredi 16 octobre 2020. Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine a été brutalement tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet durant l'un de ses cours. Depuis sa mort, la droite n'a eu de cesse de critiquer la politique du gouvernement.
Pourquoi une partie de la droite se met-elle à détester "les fleurs et les bougies" ?AFP

"Les fleurs et les bougies n'ont jamais gagné une guerre", balaie simplement François-Xavier Bellamy, dans les colonnes du Figaro du 19 octobre 2020. Le député européen, qui conduisait la liste des Républicains (LR) aux élections européennes de 2019, évoque évidemment les réactions qui ont fait suite à l'assasinat brutal de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie d'un collège de Conflans-Saint-Honorine, dans les Yvelines. Il a été tué par Abdoullakh Anzorov, un ressortissant Russe tchéchène de 18 ans, qui l'a décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet, initialement publiées par Charlie Hebdo durant l'un de ses cours d'enseignement moral et civique. Plusieurs hommages ont suivi la découverte de son corps, dont certains rassemblements, comme à Paris.

Pour François-Xavier Bellamy, rien de tout cela ne saurait suffire. D'autant plus qu'à ses yeux, "l'accusation d'islamophobie rétablit le délit de blasphème", comme il l'explique au Point. Un discours qui diffère largement de celui que l'on entendait au lendemain du Bataclan ; et qu'il n'est pas le seul à tenir : c'est aussi le cas de Bruno Retailleau, par exemple, qui n'a pas souhaité se rendre aux rassemblements et s'attaque aussi aux "fleurs" et aux "bougies". D'une façon générale, souligne Le Dauphiné Libéré, l'heure n'est plus à l'union nationale.

Pas besoin de fleurs et de bougies : l'union nationale enterrée ?

Pour le politologue Raul Magni-Berton, qui enseigne les sciences politiques à l'IEP (Institut d'Etudes Politique) de Grenoble, cette réaction n'a rien de si étonnant, en vérité. "C'est le propre de la droite de monter au créneau sur les thématiques sécuritaires. En intervenant de la sorte, elle endosse l'un de ses costumes les plus classiques", note le chercheur. "La droite a toujours critiqué tout ce qui était à sa gauche, d'un point de vue sécuritaire. Il était évident qu'elle prendrait la parole sur un phénomène aussi horrible et aussi médiatique", détaille-t-il encore.

De là à y voir une volonté de récupération, il n'y a qu'un pas. Que l'expert n'hésite pas à faire.

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