Elle fut l'une, sinon la, plus célèbre proxénète de l'histoire de France. Madame Claude, née Fernande Grudet, va bientôt faire l'objet d'un film, dont la date de sortie est encore inconnue. Retour sur sa légende, souvent édulcorée, et sur la réalité de son empire.
Madame Claude : une sordide entreprise masquée par des apparences chicsAFP

"Mon métier consiste à rendre le vice joli", aimait-elle à dire, rapporte RTL. Madame Claude, la proxénète la plus célèbre de la France du général de Gaulle - et peut-être de l’histoire de l’Hexagone - est morte depuis des années. Pour autant, elle est encore au centre de l’actualité aujourd’hui, indique Le Monde, qui lui consacre un long article. Cela n’a rien d’étonnant, note le quotidien du soir : elle fera bientôt l’objet d’un biopic, réalisé par Sylvie Verheyde (Sex Doll, Confession d’un enfant du siècle, Stella, entre autres). Sa légende, semble-t-il, a "inspiré le cinéma".

C’est précisément de cela que la réalisatrice française entend parler, note le quotidien. La réputation de Madame Claude, et de son entreprise, est parfois très éloignée de la réalité et pourrait être utilisée pour faire l’éloge de la prostitution. C’est que Fernande Grudet, de son véritable nom, était une habituée du luxe, du faste et du chic. Elle détestait le mot "prostitution", et parlait "d’échanges de bons services". Ses "filles" n’avaient pas la vulgarité des autres prostituées et y trouvaient autant leur compte que ses clients, dit le mythe. Rien n’est moins vrai, d’après Sylvie Verheyde.

La réalité du business de Madame Claude

"Les choses étaient loin d’être merveilleuse dans l’univers de Madame Claude. Croire qu’une prostitué, même dans ce cadre-là, prenne du plaisir à son travail relève de la même hypocrisie qu’imaginer une femme de ménage amoureuse du nettoyage", nuance d’entrée de jeu la réalisatrice, interrogée par le quotidien de référence. Dans son film, elle n’a pas hésité à décrire la violence, tant physique que psychologique. Elle n’édulcore pas les passages à tabac, fantasme de certains des clients de Madame Claude ; qu’elle préférait en vérité appeler ses amis. "Ils laissent derrière eux la call-girl en état de choc, défigurée, le corps couvert d’ecchymose. Dans son sac, on aperçoit plusieurs liasses de billets. Le prix de son martyre", écrivent d’ailleurs nos confrères. 

Et c’est loin d’être le seul sévices qu’auraient connu les femmes travaillant pour la proxénète.

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