La chanteuse a certes longtemps vécu à Paris. Pour autant, elle appréciait particulièrement le fait de s’évader des semaines durant pour profiter d’un cadre moins tumultueux. 

Parisienne de naissance, France Gall a longtemps vécu dans la capitale. Ces dernières années, elle avait posé ses valises dans le 17e arrondissement non loin du parc Monceau. C’est là, en 2015, que la photographe Elsa Trillat réalise pour le magazine Paris-Match quelques clichés.

Dans le salon de France, figure en bonne place le célèbre piano noir de Michel Berger, ainsi qu’une multitude d’objets chinés en différents endroits. Notamment en Afrique.

Sa bâtisse au Sénégal

L’Afrique justement. La deuxième maison de cœur de cette digne représentante des sixties. Laquelle a néanmoins traversé les époques. Depuis des décennies, elle y menait quantité de combats pour lutter contre la pauvreté notamment. Avec son mari d’abord, puis seule. Mais c’est bien au Sénégal, sur la petite île de N’Gor – qui la pleure désormais – qu’elle avait également pris le parti de poser ses valises. Un véritable havre de paix de moins d’un kilomètre carré, précise Gala, que la chanteuse avait choisi et qui lui inspirera, plus tard, le titre Babacar.

Jaune, verte, rouge, rose… Là-bas, sa petite demeure revêtait quantité de couleurs. Elle s’y rendait donc régulièrement, surtout l’hiver, pour renouer avec davantage de sérénité. En 2004 déjà, elle indiquait dans les colonnes de Gala : "Quand j’ai acheté ici, j’étais très entourée. Je rêvais de m’y retrouver seule, et en même temps ça me paraissait le summum de la solitude. Désormais, lorsque je suis dans cette maison je vis dans un autre temps, avec mes livres, face à l’Atlantique".

Son clos près de Honfleur

Direction enfin la Normandie, à Vasouy plus précisément. Entre Trouville-sur-Mer et Honfleur, France Gall avait également trouvé refuge dans une autre demeure située au bord de la route départementale 513, précise Gala. Une maison secondaire acquise dans les années 70 qui, elle aussi, avait tout d’un refuge et où elle aurait composé, avec son mari, la célèbre chanson Résiste.

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En 1993, peu de temps après la mort de Michel Berger, France Gall s’était confiée dans l'émission Fréquence Star. Elle avait, à l’époque, indiqué qu’il s’agissait, pour elle, d’ "un endroit merveilleux pour se reposer". Elle avait d’ailleurs eu, selon Gérard Lust, l'ancien maire de la commune interrogé par Ouest-France, "un coup de cœur pour cet endroit".

Vendredi 12 janvier prochain, France Gall sera inhumée au cimetière de Montmartre à Paris.

En vidéo - Hommage à France Gall sur France 3

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