Crise économique oblige, acquérir un bien immobilier en Grèce est devenu particulièrement attractif pour les investisseurs français. Mais derrière les jolies maisons blanches, un certain nombre de déconvenues sont à prévoir.
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Investir au soleil : c’est la bérézina chez les Grecs

Vous hésitiez avec le Portugal et puis finalement : "non". C’est en Grèce que vous avez décidé d’acheter un bien pour couler des jours heureux une fois l’heure de la retraite venue. De fait, vous auriez tort de vous en priver. Depuis le début de la crise économique en 2008, le marché de l’immobilier grec s’est littéralement effondré, souligne le site Everinvest.fr, au point que de nombreux propriétaires ont été sommés (pour rembourser leurs dettes) de vendre leur bien aux enchères, poursuit Le Figaro.

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Résultat pour vous : l’affaire se révèle on ne peut plus lucrative. Les prix sont au plus bas et les biens à vendre nombreux. Ne reste alors plus qu’à faire votre choix. A Athènes par exemple, les prix ont chuté de plus de 40 %. Et dans d’autres zones, c’est encore pire !

Comptez 1 700 euros le m² pour un bien de 165 m² situé à Thessalonique, révèle Le Figaro qui s’appuie sur les indications de la banque du Pirée. Soit un total de 280 000 euros. Une broutille comparée aux prix pratiqués en France.

Plus déconcertant encore, une maisonnette de 142 m² située à l’Est de la Crète non loin de Melisochori est aujourd’hui disponible à partir de 54 500 euros, soit 384 euros le m² !

A cela, s’ajoute une autre plaie pour les Grecs. Les taxes ont, dans le même temps, augmenté, détaille Everinvest.fr, si bien qu’elles sont devenues supérieures à la valeur réelle des biens d’une part, aux capacités financières des propriétaires grecs d’autre part. D’où le fait qu’ils soient nombreux à devoir s’en délester. Dans ce marasme immobilier, les investisseurs étrangers (à commencer par les Français) sont donc rois.

Mais avec de telles ristournes et dans un contexte aussi tendu et morose, est-il vraiment judicieux d’investir dans cette contrée ?