Face à un retraité qui lui demandait des comptes, Emmanuel Macron a maintenu l’intérêt de sa réforme sur la hausse de la CSG. Il assume "demander des efforts" aux retraités.

Interpellé jeudi 1er mars à Châlons-en-Champagne (Marne) par un retraité sur le pouvoir d’achat des seniors, Emmanuel Macron, qui était sur place pour une rencontre avec le maire Benoist Apparu et certains élus locaux, a tenté de convaincre du bien-fondé de sa réforme. Le chef de l'Etat a appelé les "plus âgés" à la patience.

"Je sais que je demande un effort aux plus âgés, que parfois certains râlent, ça ne rend pas forcément populaire mais je l’assume. Mais si on ne produit pas, on ne peut pas redistribuer", a déclaré le président de la République alors que la Contribution Sociale Généralisée (CSG) a augmenté de 1,7 points au 1er janvier dernier, sans compensation pour les retraités. 

Une hausse de la CSG non compensée

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Afin d’appuyer ses propos, Emmanuel Macron a utilisé une métaphore sur la construction d’une maison : "C'est comme quand on refait en profondeur une maison. Au début on voit les plans, on se projette. Et après on commence les travaux, il y a un moment ça sent la peinture, y a des courants d'air, il fait plus froid, on se demande pourquoi on a fait tout ça." Il a ajouté : "Il faut avoir la patience de rappeler pourquoi on le fait, d’avoir des désagréments passagers parce qu’à la fin c’est quand même mieux qu’au début."

Les "plus âgés" entendent bien manifester leur mécontentement : une nouvelle manifestation aura lieu le 15 mars prochain.

Selon le baromètre Odoxa, le chef de l’Etat a perdu pas moins de 11 points depuis décembre, particulièrement chez les retraités. Il affiche désormais 43% d'opinions favorables.

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