Dans cette histoire douce-amère, Bernard Le Coq incarne un homme confronté à la maladie de son épouse et au désir d'émancipation de son petit-fils. Rencontre avec l'acteur..
La Fin de l’été (Arte) Bernard Le Coq : "J’ai retrouvé l’ambiance que j’ai connue ado"

Quel genre de couple formez-vous avec la comédienne Christiane Millet ?

Bernard Le Coq : Anciens coiffeurs, André et Françoise sont des retraités qui vivent en Dordogne. Ce sont de braves gens, ouverts, qui s’aiment tendrement. Françoise commence à subir les atteintes de la maladie d’Alzheimer, au grand désarroi d’André. C’est dans ce contexte qu’ils accueillent, pour les vacances d’été, leurs petits-enfants, Ali et Selim.

Comment, au quotidien, André vit-il cette situation ?

C’est un mari et un grand-père admirable. Il est très préoccupé, même s’il essaie de n’en rien laisser paraître. Il est patient et dévoué envers sa femme et ses petits-fils. C’est à peine si, parfois, il se laisse aller à être un peu bougon. Mais, quand le médecin propose d’hospitaliser son épouse, c’est un refus catégorique.

En contrepoint de cet aspect crépusculaire, ce téléfilm évoque les premiers émois d’Ali, les amours d’été… Cela a-t-il une résonance chez vous ?

C’est ce que j’ai trouvé formidable : la juxtaposition de deux étapes de la vie. Quelles que soient les époques, le passage initiatique à l’âge adulte est immuable. Même si la jeunesse d’aujourd’hui est plus au fait de la sexualité, la candeur est

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