Une professeure de Dijon a été convoquée par son rectorat après avoir publié une tribune virulente contre le président de la République. Celle-ci répondait à la dernière allocution d'Emmanuel Macron.
AFP

Convocation au rectorat après la publication d’une tribune

C’est une nouvelle qui ne manque pas de choquer le personnel de l’Education Nationale. Après avoir publié le 12 décembre une tribune sur le site indépendant Disjoncter info, Sophie Carrouge, professeure de Lettres au lycée le Castel de Dijon, se retrouve convoquée par son rectorat.

Elle a dû se présenter ce jeudi 20 décembre pour s’expliquer sur les propos qu’elle a tenus à l’égard d’Emmanuel Macron, qu’elle appelle "Le grand chef blanc ". A la fin de sa tribune, la professeure énumère une liste de critiques : "Emmanuel Macron est terne, Emmanuel Macron est vieux, Emmanuel Macron n’est pas un président. Emmanuel Macron est un commercial arrivé au pouvoir par le pouvoir des urnes funéraires. Ton bulletin de vote signe ta perte camarade."

Par ailleurs, elle ne manque pas d’ironiser sur la forme du discours du président "tu as bien parlé et tu as restauré l'autorité du conseil des anciens, tous ces chauves à grandes bouches qui parlent et comprennent un bon indien est un indien mort ou grabataire".

Convocation au rectorat : une manifestation de soutien à la professeure

Cette convocation a suscité une vague d'indignation danss l'entourage de la professeure.  Plusieurs collègues de celle-ci, des élèves et des parents ont publié un communiqué dans lequel ils estiment qu'une "une telle convocation apparaît comme une volonté de faire pression sur l'enseignante et de faire taire toute expression de contestation. Un tel contre-feu ne nous empêchera pas de nous mobiliser contre les réformes en cours".

A la suite de ce texte Intitulé "Où est la "liberté d’expression" dans "l’école de la confiance " ?", ils avaient prévu de se réunir devant le rectorat au moment de la convocation. 

Contactée par Franceinfo, l’académie n’a pas souhaité faire de commentaire sur cette affaire.

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