Femme de lettres, mais de terrain avant tout, Anne Nivat s’inscrit parmi les grands reporters de notre époque. Retour sur la vie palpitante et mouvementée d’une femme de front. 

Connue pour être la femme de Jean-Jacques Bourdin, Anne Nivat est surtout, une grande reporter de guerre. Avant tout indépendante, elle a rappelé ce week-end dans l'émission "Salut les Terriens", sur C8, qu'elle était d'abord journaliste et nullement la ''femme de''. D'ailleurs, sur Twitter, elle se décrit comme : "reporter de guerre indépendante en Afghanistan, Irak et Russie". 

Si Anne Nivat a traversé le monde entier pour couvrir différents conflits mondiaux, c'est sur un plateau de télévision qu'elle a rencontré son mari. La journaliste venait tout juste de rentrer d'Afghanistan et sur les ordres de son attaché de presse, elle a accepté de se rendre sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, pour raconter son expérience. Coup de foudre assuré pour les deux journalistes, qui sont désormais inséparables depuis 14 ans. Un petit garçon nommé Louis est d'ailleurs né de cette union, en 2006.

Une femme sur tous les fronts

Son expérience, elle l'a forgé sur le terrain, et l'a partagé dans ses livres, dont deux qui ont été récompensés. Le premier, intitulé "Chienne de Guerre : une femme reporter en Tchétchénie", lui a permis de remporter le Prix Albert Londres en 2000, puis, un second livre : "Lendemains de guerre en Afghanistan et en Irak", en 2004, pour lequel elle a remporté le Prix littéraire de l’Armée de terre – Erwan Bergot. Ce prix récompense "une œuvre grand public, écrite en langue française, célébrant un exemple d'engagement au service de la France ou de ses valeurs essentielles", indique l’Armée de terre sur son site.

Correspondante à travers le monde

En 1998, Anne Nivat devient correspondante à Moscou pour le quotidien Libération avant de couvrir le début de la seconde campagne russo-tchétchène, en 1999, alors qu’elle débute tout juste dans le monde du journalisme en tant que pigiste. Elle confiera d'ailleurs à Guy Birenbaum, à propos de cette première expérience : "Je me retrouve sous mon premier bombardement aérien, jamais je n’oublierai", rapporte France Info. En 2004, elle devient envoyée spéciale pour Le Point, entre autres, en plus de ses collaborations avec le New York Times ainsi que le Washington Post. 

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Grande reporter de guerre, Anne Nivat a récemment rappelé qu'elle était capable de mener l'enquête chez elle, en France. Dans un ouvrage paru le 1e mars dernier, et intitulé "Dans quelle France on vit", elle raconte son immersion dans différentes familles françaises pendant deux ans.

En vidéos sur le même thème : Anne Nivat : "La France, j'y vis, je la sens et je l'aime"

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