La mère des deux fillettes retrouvées sans vie dimanche dans un appartement de fonction de la brigade de gendarmerie de Limonest (Rhône) a été est mise en examen pour "assassinats". Elle présente un profil très inquiétant.

Deux fillettes retrouvées mortes dans une gendarmerie : la mère écrouée

Les corps de deux fillettes de 3 et 5 ans avaient été retrouvés dimanche soir dans un appartement de fonction de la brigade de gendarmerie de Limonest (Rhône). Placée en détention provisoire mercredi soir, leur mère, Djamila E, 38 ans, a été mise en examen pour "assassinats". Elle a donné des explications confuses aux enquêteurs.

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L’enquête initialement ouverte afin de déterminer la cause des décès a basculé dès lundi en enquête pour "homicides". Selon une source proche du dossier cité par Le Parisien, les explications de la mère n’étaient pas cohérentes avec les éléments dont disposaient les enquêteurs : "Lors de ses sept auditions, d’abord à l’unité psychiatrique où elle avait été admise, puis dans les locaux de la section de recherches de Lyon, la mère des enfants a livré des explications évolutives et contradictoires".

Lors de sa garde à vue de 48 heures, Djamila E., vendeuse de cosmétique de 38 ans a nié les faits. Selon ses proches, elle est "perturbée, voire bipolaire" et "dépressive". Sous le choc lors de la macabre découverte elle avait été hospitalisée dimanche soir.

Au moment de la sinistre trouvaille dimanche dernier, Romain B., le père de deux fillettes, un sous-officier de la brigade de gendarmerie de Limonest était en déplacement pour un événement sportif. Il avait été entendu dimanche soir et son audition avait été prolongée dans la nuit. Pour lui, il n’y a pas l’ombre d’un doute : "Je ne crois pas à un accident. Je pense que Djamila est à l’origine de la mort des enfants."

Deux fillettes retrouvées mortes dans une gendarmerie : le troublant comportement de la mère

Comme le révèle Le Parisien, Djamila E. a dû être confrontée à son frère et sa belle-sœur lors de sa garde à vue. Très suspicieux à son égard, ils ont déclaré lui avoir rendu visite dimanche matin alors qu’elle avait tenté de les en dissuader. Djamila E. a prétendu que ses filles étaient malades d’une gastro-entérite.

Selon une source proche de l’enquête, si elle a mis du temps à ouvrir la porte, une fois à l’intérieur ils ont senti une odeur tenace. Ils n'ont pu voir que la plus âgée des fillettes, qui, mal en point, ne répondait pas quand on lui parlait. "Au vu de ce qu’il savait des difficultés du couple, il émet l’hypothèse selon laquelle Djamila E. a commis l’irréparable et comptait ensuite se donner la mort mais que sa visite a chamboulé le programme", a-t-il notamment déclaré.

Pis, Djamila E. a été aperçue deux jours avant en train de vendre des vêtements et des jouets d’enfant. Les témoins l’ont décrite comme "sentant l’alcool et dans un état second". Les analyses toxicologiques ont révélé que la mère de 38 ans avait un "fort taux d’acétone" dans le sang le jour du drame, ce qui met en évidence une forte consommation d’alcool. 

Deux fillettes retrouvées mortes dans une gendarmerie : des autopsies non concluantes

La presse avait évoqué l’hypothèse d’un empoisonnement des deux enfants par leur mère dans le contexte d’une séparation difficile entre les deux parents. "C'est une des hypothèses de travail", avait déclaré une source proche de l’enquête.

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Les autopsies effectuées lundi après-midi n’ont pas été concluantes. En revanche, du sang a été décelé dans leurs poumons. Si les analyses toxicologiques sont toujours en cours, l’hypothèse d’une asphyxie ou d’une intoxication est privilégiée.

Des expertises psychiatriques pour déterminer la responsabilité pénale de la mère sont attendues.

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