Un père de famille de quatre enfants a été jugé ce mercredi en comparution immédiate pour avoir torturé une quinzaine de chats. Le quinquagénaire blâme son médicament.
(Illustration)Istock

Torture d'une quinzaine de chats : un homme condamné à 18 mois de prison 

Un père de famille de quatre enfants et ingénieur respecté de 50 ans a été condamné à 18 mois de prison dont 9 avec sursis. Derrière une façade en apparence sans histoire, il avait en réalité torturé une quinzaine de chats, des faits pour lesquels le tribunal l'a jugé en comparution immédiate au tribunal de Caen ce 27 juin. 

Fractures, luxations de pattes, crocs cassés, langues déchirées, trois félins euthanasiés… Si le père de famille reconnaît les faits, il n’a pas été facile de le retrouver pour les forces de l'ordre. Entre témoignages, recherche minutieuse d’indices, expertise de vétérinaires, c’est une enquête de plusieurs semaines qui a été réalisée par la gendarmerie de Douvres-la-Délivrande avant de retrouver le bourreau de chats.

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Comme l’a souligné France 3 Normandie, les motivations du tortionnaire étaient véritablement obscures avec un mode opératoire bien huilé. Le père de famille les appâtaient avec de la nourriture pour les piéger avant de les torturer violemment.

Le Commandant Faure de la brigade de Caen a notamment expliqué : "C'est une enquête toujours sensible quand cela concerne les animaux. Cela marque l'opinion publique puisque de nombreuses personnes ont des animaux domestiques. Ces actes de cruauté sont des sévices difficilement pardonnables".

Tortionnaire de chat : l’homme reconnait les faits mais accuse son médicament

Même si le tortionnaire de chats a reconnu au moins 14 faits lors de sa garde à vue, il n’arrive toujours pas à expliquer son comportement. Lui-même propriétaire d’un chien et d’un chat qu’il assure ne jamais avoir brutalisé, le quinquagénaire blâme son médicament. Il suit depuis quelques mois un traitement contre les maladies neurodégénératives, le Requip, qui possède des effets secondaires connus tels que l’addiction au jeu ou au sexe. Le père de famille a admis ne jamais en avoir parlé à son neurologue. Les arguments n’ont pas été retenus par la cour.

Près de cinq associations de défenses des animaux se sont constituées partie civile aux côtés des propriétaires des animaux.

La peine maximuale pour pour "acte de cruauté envers un animal domestique" est de deux ans de prison ferme et 30 000 euros d’amende. Finalement, l'ingénieur de 50 ans a été condamné à neuf mois de prison ferme et à 1 000 euros de préjudice moral pour la majorité des parties civiles.

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