Les traces de différents médicaments ont été découvertes dans le corps d'Alexia Daval, alors qu'elle ne pratiquait pas l'automédication. Sa famille pointe du doigt la responsabilité de son mari Jonathann.
Affaire Daval : c'est quoi la soumission chimique, dont aurait été victime Alexia ?AFP

Que s’est-il passé les mois qui ont précédé la mort d’Alexia Daval ? C’est ce que les parents de la jeune femme, décédée en 2017, se demandent. Et ils aimeraient avoir une réponse. Alors que les traces de différents médicaments ont été découvertes dans son corps, ils s'interrogent désormais sur la possibilité d'une "soumission chimique". Interrogé par BFMTV, Grégory Gay, le beau-frère d’Alexia Daval, explique qu’elle "n’a pas fait d’automédication". "Il y a eu un événement à l’été 2017 où elle était enceinte, elle avait très mal au cou et à l’épaule et elle a envoyé un message à Stéphanie, ma femme pour lui dire : "J’ai extrêmement mal au point d’en pleurer mais je ne peux prendre aucun cachet", se souvient-il. Selon lui, Alexia Daval "était consciente qu’elle ne pouvait pas prendre n’importe quoi et maintenant on les retrouve dans son corps".

"Il a essayé de l’empoisonner à petit feu"

"Notre hypothèse, c’est qu’il a essayé de l’empoisonner à petit feu", a expliqué à BFMTV Grégory Gay, parlant également au nom de son épouse. Selon l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la "soumission chimique" est "l’administration à des fins criminelles ou délictuelles d’une substance psychoactive à l’insu de la victime". Parmi les molécules retrouvées dans le corps d’Alexia Daval figurent notamment un somnifère, un relaxant musculaire interdit en France depuis 2013 et du Tramadol, qui est contre-indiqué pour une personne dans le cadre d’un parcours PMA (procréation médicalement assistée).

Le beau-frère d’Alexia Daval a également remis en cause une version donnée par Jonathann Daval sur l’altercation qu’il aurait eue avec son épouse, évoquant alors le refus d’un rapport sexuel. "Il y a un gros défaut dans cette version, puisque dans le sang et le liquide gastrique d’Alexia, on retrouve des traces de Stilnox, de somnifère, qui aurait été pris au moins une heure avant le décès", explique Grégory Gay, ajoutant :"On n’ingère pas un somnifère avant d’aller demander un rapport sexuel". Le procès de Jonathann Daval, qui doit se tenir au cours de l’année 2020, permettra-t-il aux proches d’Alexia d’obtenir les réponses à leurs questions ? "Jonathann Daval, je n’attends plus grand-chose de lui, il ment, il faut toujours lui tirer les vers du nez", a conclu Grégory Gay.

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