Le deuil est rendu compliqué par les mesures de confinement. Les proches de personnes mortes du coronavirus ont de grandes difficultés à pouvoir leur dire au revoir.
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Adieux, identification, crémation : voici ce qu’il se passe quand quelqu’un décède du coronavirusAFP

Un deuil est toujours difficile. Ce moment douloureux l’est d’autant plus lorsqu’on ne peut pas dire au revoir à ses proches, ni les accompagner dans leurs derniers instants. C’est malheureusement le cas pour les familles et les amis de ceux qui meurent du coronavirus Covid-19, explique Le Figaro. Alors que le virus se propage rapidement en France, des mesures exceptionnelles ont été prises dans les hôpitaux et les cliniques, notamment la limitation voire l’interdiction des visites aux malades.

Coronavirus : ne pas pouvoir dire adieu à ses proches

La règle est claire : on ne peut pas dire adieu aux mourants, ni leur tenir la main et encore moins les embrasser. C’est ce qu’a raconté la députée Bénédicte Pételle sur BFMTV la semaine dernière, alors que son père de 86 ans, contaminé, vivait ses derniers instants. Elle a décrit les adieux sans "aucun contact" entre son père et sa mère, elle aussi infectée. Cette dernière n’aura pas pu dire au revoir à son mari, mais "a pu lui faire passer un message d’amour, lui disant qu’elle aurait aimé le prendre dans ses bras". Sur Twitter, plusieurs internautes ont partagé la difficulté de ces derniers instants, celle de ne pas pouvoir être aux côtés de leurs proches alors qu’ils ont besoin d’être entourés.

Dans un message posté sur Facebook et relayé par Le Figaro, une femme explique que son beau-père vient de mourir : "Je n’ai pas le droit d’amener des habits à mon beau-père. Il sera enterré en l’état. C’est-à-dire en pyjama (…) La morgue de l’hôpital m’a gentiment expliqué qu’il allait mis dans une housse en plastique avant d’être mis dans un cercueil fermé". Parfois, certaines familles n’ont pas pu voir, une dernière fois, le corps de leur proche. "On prend des photos pour les montrer ensuite aux proches qui le souhaitent. Ce sont des pratiques que nous n’avions jamais envisagées ou même imaginées", explique au quotidien le docteur Claire Fourcade, vice-présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs. Une interdiction qui a lieu, aussi, lors de l’enterrement.

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