Ce dangereux individu a piégé des milliers de femmes. Plusieurs mois durant, il a filmé à leur insu les clientes de cette piscine et a publié, au total, 512 vidéos volées sur des sites pour adulte. Il agrémentait les images de commentaires objectifiants et déplacés.
IllustrationIstock

Elles n’ont visiblement pas le droit de se baigner en paix. Ou qu’elles aillent, peu importe ce qu’elles portent, leurs corps sont scrutés, observés, assurent les militantes féministes. Certaines, comme Rokhaya Diallo, qui travaillent sur ces injonctions qu’elles subissent au quotidien évoquent d’ailleurs un besoin de contrôle…

Pendant des mois, ces femmes – clientes d’un centre thermal installé à Yverdon-les-Bains, en Suisse, à quelques kilomètres de la frontière française – ont été piégées par un homme qui les filmait à leur insu, rapporte le quotidien régional Le Dauphiné Libéré, qui se base sur les informations du journal local L’Est Républicain.

L’homme, expliquent les titres de presse, aurait "baladé discrètement une caméra dans le centre thermal", échappant ainsi à la vigilance du personnel veillant à la sécurité à l’intérieur du complexe. En 2018, année à laquelle remontent les faits qui lui sont aujourd’hui reprochés, il aurait eu le temps de réaliser au moins 512 vidéos, toutes diffusées sur des sites pornographiques.

Il ne s’est d’ailleurs pas contenté de voler des images à ses victimes puisque, en plus de les diffuser, il les agrémentait de commentaires profondément déplacés.

L’homme, que Le Dauphiné n’hésite pas à qualifier de "voyeur" et que le quotidien suisse 24 heures (article payant) présente comme un "pervers" a finalement été interpellé, en flagrant délit, en novembre 2018, mais son histoire nous parvient maintenant.

Il filmait des femmes à leur insu et publiait les vidéos sur des sites pornographiques : pourquoi les vidéos n’ont pas été supprimées ?

Quand le centre thermal d’Yverdon-les-Bains a finalement été mis au courant de l’affaire, sa direction a décidé de travailler avec la police locale pour renforcer la surveillance du complexe, indique L’Est Républicain. "Il s’agit d’un problème qui touche tous les lieux publics", assure d’ailleurs Alexandre Prior, chargé de communication du groupe qui gère le centre.

Cependant, il apparaît que les films n’ont pas tous disparus de la toile. "Le profil du voyeur a été supprimé depuis longtemps, même si certaines vidéos courent toujours. Il s’avère très compliqué de les faire supprimer, surtout lorsqu’elles sont hébergées sur des sites étrangers", a-t-il déclaré, dans les colonnes du site Lacote.ch.

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