À LA LOUPE – Harangué par une femme au lendemain de la manifestation des Gilets jaunes samedi à Paris, le préfet de police de Paris Didier Lallement a rétorqué qu'elle et lui n'étaient "pas dans le même camp". Des propos qui suscitent des salves de réactions indignées et interrogent sur son devoir de réserve.
"Nous ne sommes pas dans le même camp" : le préfet de police de Paris a-t-il outrepassé son devoir de réserve ?

Dimanche à Paris, le préfet de police Didier Lallement est venu constater les dégâts causés par la manifestation des Gilets jaunes la veille. Une scène diffusée par BFMTV et relayée sur les réseaux sociaux a rapidement fait polémique. En uniforme, le haut-fonctionnaire répond à une femme qui vient de lui signifier qu'elle faisait partie des Gilets jaunes. Il s'éloigne alors en répliquant : "Nous ne sommes pas dans le même camp, madame". L'extrait a fait l'objet de nombreuses critiques, venues de citoyens ou de responsables politiques. Le député de la France Insoumise Alexis Corbière a notamment estimé que Didier Lallement devait être "remplacé", évoquant des propos "intolérables", mais pour autant révélateurs", prouvant à ses yeux qu'il n'agissait pas au service de l'intérêt général. Le journaliste Pierre Jacquemain, qui a partagé la séquence dimanche, a mentionné l'article R. 434-29 du Code de déontologie de la police (...)

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