Dans un dossier intitulé « La Battle du rap », politiste, chercheurs et rappeurs se penchent sur les questions de genre, de racialisation et de combat social aujourd'hui dans ce genre musical.

La Revue des Revues. Né dans les années 1970 au sein des ghettos noirs et latinos américains, le rap est devenu une esthétique prédominante de la culture pop mondiale. Est-il resté, malgré ce succès planétaire, « l’incarnation de la révolte des opprimé(e)s », se demande, dans son numéro d’hiver 2018, la revue « Mouvements » ? La représentation est en effet un concept cher à la culture hip-hop : chaque artiste est censé « représenter », dans sa musique, son quartier, voire sa communauté.

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Dans un article intitulé « The Motherfucking Bitch Era : la transition hard-core du rap féminin », le politiste Keivan Djavadzadeh se penche sur la question du genre en analysant le retournement du stigmate de la « bitch » par les rappeuses elles-mêmes. Confrontées à l’hypersexualisation du corps des femmes noires dans les clips vidéos, les artistes Lil’Kim, Foxy Brown et aujourd’hui Cardi B revendiquent « le contrôle sur leur propre corps » et dénoncent « les relations de pouvoir qui se jouent dans l’intimité ». Répondant avec humour aux « vantardises des rappeurs gangsta », elles leur rendent coup pour coup et bousculent...

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