« Il y a pire que le “vrai” Brexit dont tout le monde parle. L'autre “Brexit”, c'est celui de la crise de la confiance entre la France et l'Allemagne »
«Le Brexit franco-allemand: confiance, quo vadis?» La tribune d’Antoine Santoni

Nous insistons bien trop du regard sur une fissure extérieure et périphérique aux confins de l’Europe, alors qu’une rupture plus insidieuse et plus profonde s’opère en sourdine. Elle est pire que le « vrai » Brexit dont tout le monde parle. L’autre « Brexit », c’est celui de la crise de la confiance entre la France et l’Allemagne.

Une confiance tout d’abord ébranlée par des postulats économiques divergents tant par le passé que par le présent. Puisque la convergence économique se fait « par le marché », c’est-à-dire par la mise en concurrence des systèmes sociaux nationaux et non par une convergence économique « guidée », la BCE se doit de faire contrepoids. Et c’est heureux, car c’est bien la seule institution qui marche en Europe, palliant ainsi aux manques d’interactions coordonnées entre les politiques budgétaires et monétaires au sein de l’euro-zone. Le Quantitative Easing à outrance exaspère Berlin tout autant que la politique des taux négatifs persistants. Or, les conséquences de taux aussi longuement bas sont historiquement une terre inconnue qui fragilise de surcroît les banques. Seulement voilà : la théorie du...

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