L'avocate pénaliste au barreau de Paris, Marie Dosé publie "Éloge de la prescription" aux éditions de l'Observatoire. Avocate dans l'affaire Tarnac, défenseure des victimes de l'attentat de Karachi et du rapatriement des enfants de djihadistes français prisonniers dans les camps du nord-est syrien, Marie Dosé livre à Marianne un plaidoyer pour davantage de nuance dans les mouvements de libération de la parole.
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Dans Éloge de la prescription, paru le 22 septembre aux Éditions de l'Observatoire, l'avocate pénaliste Marie Dosé se livre à une puissante démonstration de l'importance de ce principe fondamental du droit français, qui protège les justiciables contre les condamnations arbitraires. Marianne s'est entretenu avec celle qui fût l'avocate des victimes de l'attentat de Karachi, mais aussi plus récemment du comédien Philippe Caubère, accusé à tort de viol, meurtres et actes de barbarie par une militante antispéciste. Reconnaissante des acquis apportés par les différentes vagues de libération de la parole des femmes victimes de violence, l'avocate rappelle néanmoins la valeur de l'État de droit et des principes qui l'organisent. Et qui sont souvent caricaturés par un militantisme radical peu disposé à accepter la contradiction.Marianne : Pourquoi avoir voulu écrire cet « Éloge de la prescription ? »Marie Dosé : C’est très simple, j'ai voulu rendre à ce principe de droit toute la complexité qu'il recèle. Aujourd’hui, on multiplie les injonctions et amalgames en affirmant par exemple que la prescription n'est qu'une impunité ou qu'un crime contre un enfant est un crime contre l'humanité....

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