Cinq hommes proches de ce syndicat d'extrême droite devaient être jugés, ce mercredi, pour avoir passé à tabac et humilié leur ancien chef, en 2015. La vidéo de ce long rituel sadique avait été divulguée et causé un fort émoi. Plusieurs éléments de l'enquête, que « Marianne » s'est procurés, révèlent aujourd'hui les origines de ces violences.
Ces militants du GUD avaient tabassé et humilié leur ex-chef : les dessous de l'affaire

Cinq anciens militants du syndicat d’extrême droite Groupe Union Défense (GUD), dont leur ancien chef Logan Djian, étaient convoqués, ce 20 octobre, devant le tribunal correctionnel de Paris. Un procès pour « violences aggravées » commises en réunion, sous la menace d’une arme, avec préméditation, qui devait répondre à de multiples questions. Pourquoi, dans la nuit du 8 octobre 2015, cinq gudards faisaient-ils irruption dans l’appartement d’Édouard K. et lui faisaient-ils vivre le pire quart d’heure de sa vie ? Pourquoi se sont-ils acharnés avec tant de sadisme sur un des leurs ? Prise au piège, leur victime était insultée, rouée de coups de poing, de coups de pied, déshabillée et ensuite forcée de danser la « Macarena » nue, en sang, sous la menace d’un couteau militaire et devant le téléphone d'un militant qui le filmait. Une séance d’humiliation glaçante qui avait rencontré d'autant plus d'écho que la victime n'était pas un inconnu : Édouard K., l’ancien président du GUD.Ecchymoses, fracture de l’arcade gauche, triple fracture de la mâchoire : Édouard K. a écopé de 21 jours d’ITT. Tant et si bien que même certains de ses tortionnaires, devant la juge d’instruction, ont reconnu...

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