Certains membres de l'actuel gouvernement font – ou on fait – l'objet de forts soupçons, voire d'enquêtes. Des affaires qu'ils préfèreraient sûrement oublier… Et nous aussi !
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Ils traînent de grosses casseroles et ils sont ministres : Françoise Nyssen

Depuis le jeudi 23 aout 2018, la maison d’éditions Actes Sud fait l’objet d’une enquête préliminaire, visant à déterminer si les travaux entrepris pour agrandir son siège parisien respectent le code de l’urbanisme, rappelle Le Progrès. Problème : jusqu’à son entrée au gouvernement, Françoise Nyssen dirigeait l’entreprise. Elle est donc soupçonnée de ne pas avoir demandé les autorisations nécessaires et d’avoir enfreint la loi. "Aucune entreprise n’est au-dessus des lois. La mise en conformité par Actes Sud est une évidence", a réagit la principale intéressée.

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C’est la deuxième fois que la ministre de la culture est mise en cause par le Canard Enchaîné. En juin dernier, rappelle France Info, un article du palmipède satyrique pointait du doigt d’autres travaux d’agrandissement, potentiellement illégaux. Cette fois, il s’agissait d’agrandir le siège arlésien d’Actes Sud. La ministre a déclaré "regretter cette négligence". Elle a par la suite ajouté que "depuis plusieurs années, Jean-Paul Capitani a lancé la régularisation des travaux". D’après le Canard, il aura fallu six ans pour que l’époux de Françoise Nyssen dépose finalement une demande, au moment même ou elle est nommée ministre.

Enfin, Françoise Nyssen a également vu ses prérogatives réduites par crainte de conflit d’intérêt, souligne la radio. L’ancienne patronne d’Actes Sud a perdu, le 9 juillet dernier, "la tutelle du Centre national du livre" ainsi que "la régulation économique du secteur de l’édition littéraire". Elle n’a pas non plus droit d’intervenir sur les dossiers impliquant "la société ‘Actes Sud’", indique le décret pris par Edouard Philippe. Une initiative qui intervient après la perception par Actes Sud d’une subvention de 10 415 euros de la part du Centre national du livre, l’année dernière. Une situation d’autant plus inconvenante que Françoise Nyssen a conservé dans intérêts dans son ancienne société, rapporte Marianne. "Oui, Actes Sud bénéficie d’aides, tout comme bien d’autres maisons d’édition, et plutôt bien inférieures aux montants d’autres maisons", s’est elle défendue.

Ils traînent de grosses casseroles et ils sont ministres : Muriel Pénicaud

Elle aurait fait gagner à Havas plusieurs millions d’euros et est visée par deux affaires. Muriel Pénicaud, actuellement ministre du Travail, est soupçonnée par deux fois de favoritisme à l’égard de l’agence de communication Havas, rapporte Capital

Le 22 mai dernier, elle a du s’expliquer chez un juge d’instruction sur le déplacement d’Emmanuel Macron à Las Vegas pour assister au Consumer Electronic Show (CES), en 2016, dans le cadre de l’affaire Business France.

Dans cette première affaire, la justice soupçonne la ministre d’avoir favorisé le géant de la communication en lui confiant l’écrasante majorité des prestations réalisées pendant le voyage du futur président au CES, sans passer par un appel d’offres, ce qui constitue une infraction au regard du Code des marchés publics. Murielle Pénicaud a d’ailleurs été placée sous le statut de témoin assisté en mai.

La deuxième affaire concerne l’organisation de la campagne "Creative France", visant à "vanter à l’étranger l’attractivité de la France". Sans appel d’offres, encore, Havas a été choisi pour assurer la mise en place des "spots publicitaires" ainsi que des "opérations évènementielles".

Ils traînent de grosses casseroles et ils sont ministres : Marlène Schiappa

L’été dernier, la secrétaire d’Etat à l’égalité femme-homme a fait l’objet d’une importante polémique : l’association anticorruption a même saisi la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour statuer sur l’affaire. En effet, Marlène Schiappa a été accusée d’avoir détourné des documents appartenant à l’Etat pour servir ses propres intérêts, à savoir faire la promotion de son dernier livre intitulé Si souvent éloignée de vous.

Concrètement, son service de presse a envoyé une invitation mail à des contacts en provenance de bases de données de l’Etat. "On a utilisé le fichier et les moyens de l’Etat. Cela pose un problème pénal, de ‘détournement de finalité de fichier’ (délit passible de cinq ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende), mais aussi un problème déontologique", avait expliqué Jean-Christophe Picard, président de l’association, comme le rappelle Capital.

Marlène Schiappa a expliqué que le mail "résultait d’une erreur humaine". Un argument que la CNIL a considéré être "de bonne foi". En conséquence, les poursuites ont été abandonnées.

Ils traînent de grosses casseroles et ils sont ministres : Gérald Darmanin

Le ministre de l’Action et des Comptes publics a fait l’objet de plusieurs plaintes. En juin 2017, Daniel Fasquelle, député Les Républicains (LR) porte plainte contre lui pour "menace", "chantage" et "abus de pouvoir". Toutefois, l’affaire a été classée sans suite quelques mois plus tard, rapporte Mediapart(article abonnés).

En mai 2017, il est également accusé de viol par Sophie Patterson-Spatz. Il porte plainte contre la plaignante pour "dénonciation calomnieuse". Dans cette affaire, Gérakd Darmanin est à nouveau blanchi, rapporte le Huffington Post, au motif que "le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol". L’avocate de Sophie Patterson-Spatz a fait appel.

Enfin, Gérald Darmanin a également fait l’objet d’une plainte pour abus de faiblesse. Elle est déposée en février 2018 par une habitante de Tourcoing. Elle accuse Gérald Darmanin de "demandes à caractère sexuel" en échange d’un nouveau logement. Les faits remontent à 2015-2016. En mai dernier, l’affaire est classée sans suite par le parquet de Paris, rapporte le Journal du Dimanche.

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