En 2015, François Hollande décidait de réformer les régions Françaises et de fusionner un grand nombre d'entre elles. Mais dans quel but, au juste ?
Six ans après, sait-on enfin à quoi servent les nouvelles régions ?Istock

L’affrontement approche. Dans les Hauts-de-France, Xavier Bertrand s’apprête à faire face à Sébastien Chenu et il cimente son avance, rapporte CNews. Valérie Pécresse, elle, devra défaire Jordan Bardella et Audrey Pulvar si elle espère conserver la présidence de sa région. Car c’est bien de cela dont il est question : des élections régionales, pour lesquelles les Françaises et les Français sont appelés à se rendre aux urnes les dimanches 20 puis 27 juin 2021.

Force est de constater que le cours de ce scrutin a été pour partie chamboulé par la réforme de 2015. A l’époque, François Hollande gouvernait le pays et a décidé de fusionner certaines des régions qui composaient le cœur de la nation. Au début de sa mandature, l’Hexagone en comptait  22. A la fin, il n’en restait que 13. Ainsi, la Bourgogne et la Franche-Comté ont été rassemblées, de même que l’Alsace ainsi que la Lorraine, la Basse et la Haute Normandie, le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie ou l’Auvergne et le Rhône-Alpes. Mais à quoi bon ? Pourquoi faire fi de régions aux constructions parfois historiques ?

Pourquoi a-t-on fusionné les régions de France ?

Sur le papier, l’ancien président socialiste promettait une réforme renforçant le pouvoir politique des régions. Cette dernière devait aussi engendrer d’importantes économies. Ses opposants, cependant, l’ont accusé de calcul politique. Pour le politologue Christophe Bouillaud, il apparaît peu probable que François Hollande ait vraiment cherché à avantager le PS. 

“A l’époque, cette fusion des régions visait surtout à afficher la capacité réformatrice du président”, soutient-il, estimant qu’il s’agissait avant tout de casser l’image de “mollesse” avec laquelle l’ancien chef de l’Etat a longtemps dû composer. “C’est une réforme qui s’inscrit assez naturellement dans le socialisme austéritaire à la François Hollande. Toute volonté électorale se logeait donc dans son habilité à prétendre tenir les cordons de la bourse”, conclut le chercheur qui enseigne les sciences politiques à l’IEP (Institut d’Etudes Politique, Sciences-Po) de Grenoble.

Six ans après cette réforme, quel bilan est-il cependant possible d’en tirer ?

Préparer sa retraite ? Retrouver un emploi ? Découvrez l'accompagnement de nos formateurs !

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.