Le Premier ministre et le ministre de la Santé sont auditionnés ce mercredi 1er avril 2020 par l'Assemblée nationale. Une occasion pour les parlementaires d'en apprendre davantage sur la crise sanitaires qui secoue le pays.
Ce que vous pourriez apprendre de l'audition d’Édouard PhilippeAFP

Il sera à la merci de Jean-Luc Mélenchon (LFI), de Valérie Rabault (PS et apparentés), de Damien Abad (LR) et de Richard Ferrand (LREM). Ce mercredi 1er avril 2020, Edouard Philippe doit répondre aux questions de la mission d'information relative à la gestion de l'épidémie qui nécessite la mise sous cloche du pays depuis le 17 mars 2020. Le Premier ministre, accompagné par Olivier Véran, titulaire du maroquin de la Santé et des solidarités, doit faire face depuis 18h à une quarantaine de députés, en tout et pour tout, rapporte L'Express.

Pour l'heure, la mission d'information n'est pas encore dotée des pouvoirs de la commission d'enquête. Cela signifie qu'elle n'est pas encore en mesure de mener des investigations sur pièce ou sur place. On sait cependant qui en sera le rapporteur général : il s'agira forcément d'un parlementaire issu du premier groupe d'opposition, c'est à dire en provenance de la droite de gouvernement.

"Nous ne serons pas dans les querelles idéologiques mais dans les questions concrètes", a tenu à préciser Damien Abad, pour qui il faudra forcément faire l'analyse politique de la pandémie qui a nécessité la mise sous confinement de la population française.

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Les 31 députés, qui appartiennent à l'intégralité des groupes politiques représentés à l'Assemblée nationale ont donc préparé une série de questions à poser à ces deux figures essentielles de l'exécutif. L'hebdomadaire, marqué à droite, évoque d'ores et déjà les manquements constatés par les personnels médicaux et paramédicaux. Les pénuries – ou risques de pénurie – de masques de protection, mais aussi de test et de médicaments devraient donc être à l'ordre du jour. De même que les multiples coupes budgétaires en santé qui ont mécaniquement impacté les moyens de l'hôpital public en France. Ce n'est pas tout, cependant. Les parlementaires pourraient également s'attarder sur d'autres sujets, moins relatifs à la crise sanitaire en elle-même qu'à l'après. "Ajustement des mesures économiques et sociales, et encore critiques en imprévoyance de l'exécutif seront au menu", affirme en effet L'Express, pour qui cette mission d'information pourrait en réalité se faire l'écho des reproches que nourrissent les Françaises et les Français à l'égard d'Emmanuel Macron et son équipe.

"La loi d'urgence votée par 94% des députés prévoit un contrôle par le Parlement de l'état d'urgence sanitaire. Lorsque le Parlement donne son autorisation au gouvernement pour adopter toute mesure nécessaire pour faire face à une crise, il contrôle et vérifie la mise en œuvre des autorisations données", affirme pour sa part Richard Ferrand, le président de l'Assemblée, dans les colonnes du Figaro. "Aussi vrai que le gouvernement doit être transparent, le Parlement se doit d'être exigent", explique-t-il encore.

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