De Jeff Bezos à Spielberg : ces divorces de stars aux montants vertigineux (et l'erreur à 100 millions)
L'amour n'a pas de prix, mais la séparation en a un, souvent astronomique lorsque les protagonistes figurent au classement Forbes. Si la peine de cœur est universelle, les enjeux financiers, eux, atteignent des sommets vertigineux qui dépassent le PIB de certains pays.
Suivez le guide dans les coulisses des tribunaux où se jouent ces partitions à dix chiffres. Du caprice hollywoodien à la scission d'empires technologiques, voici comment se dénouent les unions les plus rentables du siècle.
Les records absolus : la fin des mariages de milliardaires
Le sommet du classement a été bouleversé récemment par le montant record du divorce entre Bill et Melinda Gates. En 2021, la fin de leur union a entraîné le partage d'une fortune colossale. En raison du régime de la communauté des biens en vigueur dans l'État de Washington, la séparation est estimée à environ 76 milliards de dollars d'actifs et d'actions, soit la moitié de la fortune du fondateur de Microsoft à l'époque. Des transferts massifs, dont un don de 7,88 milliards à la fondation de Melinda, ont marqué ce tournant philanthropique.
Avant eux, les conséquences financières du divorce de Jeff Bezos et MacKenzie Scott en 2019 avaient déjà affolé les compteurs. L'accord portait sur 38,3 milliards de dollars en actions Amazon. Il est crucial de noter que cette valorisation a été calculée au moment précis du divorce ; la fortune de MacKenzie Scott a par la suite explosé grâce à la hausse du cours de l'action.
Enfin, impossible d'oublier le plus gros règlement confirmé par versement direct. En 1999, Alec et Jocelyne Wildenstein dont le montant du divorce a marqué l'histoire avec un accord de 2,5 milliards de dollars. Ce chiffre est longtemps resté la référence absolue aux États-Unis.
Décryptage : Les drames médiatiques, les contrats et les raisons juridiques
Si la Tech domine par les montants, Hollywood brille par ses drames juridiques. Le plus cher divorce de l'acteur hollywoodien Mel Gibson reste un cas d'école. En 2011, l'acteur a dû verser 425 millions de dollars, soit la moitié de sa fortune estimée. La cause ? L'absence totale d'accord prénuptial après 28 ans de mariage, soumettant l'acteur aux lois strictes de la Californie.
Parfois, le contrat existe, mais sa validité est contestée. C'est la mésaventure vécue par le réalisateur de E.T.. En 1989, le juge a invalidé un accord prénuptial sur une serviette Steven Spielberg avait griffonné à la hâte. Résultat : un chèque de 100 millions de dollars pour son ex-épouse Amy Irving, car le document n'avait aucune valeur légale.
Au-delà de l'argent, la politique s'en mêle parfois. Si le divorce de Lady Diana et du prince Charles en 1996 s'est soldé par une somme forfaitaire substantielle, l'histoire retient aussi la séparation de Napoléon et Joséphine en 1810. Ici, la raison dynastique et la quête d'un héritier mâle l'ont emporté sur les sentiments.
Résolution : Les leçons d'histoire pour le commun des mortels
Ces sommes folles mettent en lumière le rôle crucial des contrats. Pour les entrepreneurs, la clause de « biens communs » du droit américain (similaire à notre communauté de biens) impose souvent un partage égalitaire des parts d'entreprises fondées pendant le mariage, comme ce fut le cas pour Amazon ou Microsoft.
L'image publique joue également un rôle clé. L'exposition médiatique intense pousse souvent les célébrités à opter pour des règlements financiers rapides et discrets. L'objectif est de préserver leur réputation et d'éviter un déballage public dévastateur.
Enfin, une nouvelle ère émerge : la philanthropie post-divorce. Des figures comme MacKenzie Scott ou Melinda French Gates utilisent désormais leur indépendance financière pour financer massivement des causes sociales, transformant une rupture douloureuse en un puissant levier d'action caritative.