« Des week-ends entiers chez sa copine » : l’avocate de Léa apporte de nouveaux détails sur sa plainte contre Jérôme B.

Publié par Sarah Martin
le 17/06/2026
Affaire Lyhanna : le père du suspect avait fait l’objet d’accusations de viol de la part de sa petite-fille en 2013
Istock
En 2013, le père du suspect, identifié par les initiales J.B., affronte de très lourdes incriminations formulées par sa propre petite-fille.
Mardi 16 juin 2026, Me Myriam Guedj Benayoun, avocate de Léa, est revenue sur la plainte déposée contre Jérôme B. pour des faits présumés d’agression sexuelle. Âgée de 12 ans au moment du signalement, la jeune fille faisait partie du cercle d’amies de sa fille, a-t-elle expliqué auprès de BFMTV.

Le principal suspect dans le meurtre tragique de la petite Lyhanna en juin 2026, Jérôme B., âgé de 45 ans, se retrouve visé par une nouvelle procédure judiciaire. Me Myriam Guedj Benayoun, l'avocate d'une autre victime présumée prénommée Léa, a pris publiquement la parole pour exposer avec précision le déroulement des faits dénoncés par sa très jeune cliente

Les révélations troublantes de Léa sur le mode opératoire de Jérôme B.

La jeune victime, aujourd'hui âgée de 12 ans, a déposé plainte pour des agressions sexuelles répétées. Ces faits dramatiques remonteraient à la période du printemps 2025. Selon les informations communiquées par son avocate, l'enfant se rendait fréquemment chez la compagne de l'homme mis en cause, y passant parfois "des week-ends entiers", comme le souligne Me Myriam Guedj Benayoun, dont les propos sont relayés par BFMTV.

Le suspect aurait méthodiquement instauré un climat faussement sécurisant, basé sur une forte proximité familiale et amicale. Le dossier indique que les agressions présumées se seraient notamment produites au cours de soirées pyjamas. Dans ce cadre d'apparence innocente, l'enfant baissait inévitablement sa garde, permettant à Jérôme B. de sévir en toute impunité au sein même de la sphère privée.

Le cheminement psychologique de la victime fut long et particulièrement douloureux. L'avocate de la famille insiste sur le fait que la jeune fille a mis un temps considérable avant de pouvoir verbaliser son profond traumatisme et dénoncer les actes de son agresseur. Ces témoignages constituent aujourd'hui le socle essentiel d'une nouvelle information judiciaire visant directement le principal suspect de la disparition de la petite Lyhanna.

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Un signalement institutionnel de 2025 classé sans suite par la justice

Le dossier met en évidence une véritable faille dans le système de protection de l'enfance. L'avocate révèle en effet qu'un premier signalement officiel avait été dûment transmis par les services de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) dès le mois de mars 2025. Pourtant, pendant plus de quinze mois, aucune action coercitive n'a été entreprise par les magistrats. "Le signalement de l'ASE de mars 2025 est resté lettre morte au parquet", déplore fermement Me Myriam Guedj Benayoun lors d'une interview accordée à Femme Actuelle.

Cette absence inexpliquée de réaction judiciaire illustre un "problème systémique" extrêmement profond dans la gestion globale des affaires de pédocriminalité en France, pointe la représentante de la jeune plaignante. Cette inertie apparaît d'autant plus tragique qu'elle représentait une occasion évidente d'intercepter le suspect, bien avant le drame irrémédiable survenu en juin 2026.

Le passé de Jérôme B. renforce l'indignation générale entourant cette affaire. Les premières investigations montrent que de multiples alertes antérieures, dont certaines dateraient de l'année 2017, auraient également été classées sans suite ou traitées avec une lenteur préjudiciable par le système pénal. Une situation alarmante qui corrobore les récents travaux de la CIIVISE, lesquels rappellent la proportion inquiétante de signalements émanant de l'ASE n'aboutissant à aucune poursuite pénale immédiate sur le territoire national.

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