Affaire Lyhanna : cet ancien collègue avait le premier sonné l'alarme, en vain
Le drame aurait-il pu être évité de justesse ? Le 8 juin 2026, plus d'un millier de citoyens ulcérés ont envahi la place Vendôme à Paris devant ministère de la Justice pour exiger des comptes et dénoncer le laxisme judiciaire entourant cette affaire qui a choqué la France.
Des milliers d'autres ont fait de même en régions devant les tribunaux. Alors que le profil psychologique terrifiant de Jérôme Barella émerge peu à peu, une succession de défaillances institutionnelles vertigineuses refait surface.
Un témoignage choc dévoile le profil de Jérôme Barrella
Les confidences tardives d'un ancien agent d'entretien ayant directement collaboré avec Jérôme Barella dans un lycée d'Auch résonnent comme un terrible aveu d'échec collectif. Ce témoin clé maintient avoir formellement prévenu sa hiérarchie oralement, il y a sept ans, devant l'attitude malsaine et dérangeante de son collègue.
"Il est arrivé en janvier, 2019, en qualité de contractuel. Je fais connaissance avec un nouveau collègue de travail, j'échange avec lui, on discute... Il ne communiquait pas trop avec nous, il communiquait beaucoup avec les élèves. Qu'avec les jeunes filles [...] Les gosses, ils sortaient prendre le petit déjeuner à 7 heurs, de 7 heures à 8 heures, et ça passait à la chaîne, comme ça."
Un mode opératoire déjà bien rôdé
Ce dernier ciblait spécifiquement les jeunes filles, forçant une proximité physique constante et distribuant des remarques insistantes. "Avant que les gosses arrivent il avait un visage lambda. Mais dès que les gamins passaient, ses yeux scintillaient. Il était comme un gamin qui ouvre ses cadeau de Noël, il état tout excité", raconte froidement l'ancien employé, dans un reportage de Frontières relayé par CNews.
"Jamais je ne l'ai entendu faire de compliments au garçons, mais toujours aux jeunes filles : 't'as un joli maquillage, t'es élégants, t'es mignonne, cette tenue te va bien..." L''homme explique ensuite que Jérôme Barrella avait pour habitude, lorsqu'il souhaitait s'adresser à une fillette, de se mettre à l'écart et de parler "tout doucement, très proche."
Les avertissement du collègues dont n'a eu cure Jérôme Barrella
Cet ancien collègue rappelle la règle : "La moindre des choses, tu laisses une distance raisonnable avec l'élève et tu parles à haute voix." Plus accablant encore, le suspect imposait le récit détaillé de sa propre intimité à son jeune public. "Quand j'ai vu ça, je me suis rapproché et je l'ai entendu dire à une jeune fille : 'Ma femme est enceinte, je dors sur le canapé, je n’ai plus de relations sexuelles'", selon les propos recueillies par le journaliste Jules Laurans. "La petite quand elle m'a vu, elle est partie", poursuit le témoin.
"Lui je lui ai dit 'écoute, ça va trop loin, c'est pas des choses qu'on dit aux élèves, Jérôme arrête.' Et là, son visage de suite s'est changé. Il n'y avait plus le petit scintillement dans les yeux qu'il avait auparavant. Il est devenu très sombre."
Des alertes ignorées par la direction ?
"Je lui avait déjà dit auparavant que c'était pas bien de trop complimenter les enfants sur leur tenue, sur ci ou ça car cela peut être très mal perçu. Quand je lui ai signalé ce fait, très vite, j'ai eu des problèmes après. Mais une chose est sûre c'est qu'il s'est senti démasqué à ce moment-là."
Est-ce là le fameux pas de vagues qui sévit malheureusement dans les écoles françaises depuis trop longtemps maintenant ? Ou Jérôme Barrella a-t-il pu compter sur des "soutiens" comme le suggérait hier le fameux criminologue Alain Bauer lundi soir sur le plateau de CNews ? Qui auraient permis à l'homme de rester libre pendant 7 ans ? L'enquête le dira.
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