27 juillet : le jour où les Parisiens lançaient la révolution des Trois Glorieuses… et où la mythique 2CV tirait sa révérence

Une photo du tableau de la liberté guidant le peuple de Delacroix
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La liberté guidant le peuple, d'Eugène Delacroix
En ce 27 juillet, sous le regard bienveillant de Sainte Nathalie, le destin de la France oscille entre l'odeur de poudre des barricades parisiennes et les larmes d'adieu à un monument roulant de notre industrie. Pendant qu'un génie tourmenté s'ensanglantait dans les champs de blé et que les stades olympiques de la capitale vibraient d'exploits, un droit matrimonial controversé refaisait secrètement son apparition dans les foyers.

27 juillet 1884 : Le divorce fait son grand retour dans les foyers français

Une illustration historique d'un couple français du XIXe siècle se tenant devant un juge dans un bur
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Saviez-vous qu'il fut un temps où le mariage en France était une prison dont même la loi ne pouvait vous sortir ? Abrogé sous la Restauration en 1816 sous la lourde pression de l'Église catholique, le divorce avait purement et simplement disparu du paysage juridique français. Il faudra attendre le 27 juillet 1884 pour que le député Alfred Naquet réussisse un véritable tour de force en le réintroduisant légalement.

Mais attention, n'allez pas imaginer des séparations à l'amiable comme aujourd'hui ! La fameuse "loi Naquet" ne concevait la rupture du contrat nuptial qu'à travers le prisme de la faute. Adultère avéré, condamnation à une peine infamante ou sévices graves étaient les seules clés pour briser les chaînes du mariage. Une victoire sociétale majeure, certes, mais encore bien loin du consentement mutuel.

27 juillet 1830 : Le peuple de Paris déclenche les "Trois Glorieuses"

L'air est lourd en cet été 1830, et la colère gronde dans les ruelles pavées de la capitale. Le roi Charles X, ivre d'autoritarisme, vient de commettre l'irréparable en signant les fameuses "Ordonnances de Saint-Cloud". En supprimant la liberté de la presse et en verrouillant la loi électorale au profit de la noblesse, il met le feu aux poudres. Ce 27 juillet, étudiants, ouvriers et bourgeois parisiens dressent les premières barricades.

C'est le coup d'envoi d'une insurrection éclair qui durera trois jours, les 27, 28 et 29 juillet, baptisées à la postérité les "Trois Glorieuses". Sous le fracas des mousquets et les cris de liberté, le monarque est acculé à l'abdication, ouvrant la voie à la monarchie de Juillet et au couronnement de Louis-Philippe Ier. Un élan révolutionnaire d'une telle pureté qu'il inspirera à Eugène Delacroix sa toile la plus emblématique : La Liberté guidant le peuple.

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Si la révolte parisienne a trouvé son génie pour l'éternité dans la peinture triomphante, un autre maître de la toile s'apprête, soixante ans plus tard, à livrer sa dernière bataille intime sous un ciel bien plus sombre.

27 juillet 1890 : Vincent van Gogh se blesse mortellement dans un champ de blé

Une photographie lumineuse d'un vaste champ de blé doré sous un ciel d'été à Auvers-sur-Oise, évoqua
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C'est une journée d'été en apparence paisible à Auvers-sur-Oise, ce petit village du Val-d'Oise qui a tant inspiré les impressionnistes. Pourtant, le 27 juillet 1890, le tourment intérieur de Vincent van Gogh atteint son paroxysme. L'artiste néerlandais s'éloigne dans l'un de ces champs de blé qu'il a frénétiquement peints, et, pris au piège de ses démons, retourne un revolver contre sa propre poitrine.

La balle ne le tue pas sur le coup. Ensanglanté, titubant, ce génie incompris parvient à regagner la petite auberge Ravoux où il loue une chambre modeste. Prévenu en urgence, son frère bien-aimé Théo accourt à son chevet. Vincent s'éteindra deux jours plus tard, laissant derrière lui une œuvre colossale, profondément bouleversée par les couleurs vibrantes et la lumière des paysages français qu'il chérissait tant.

Tandis que ce drame scelle la fin douloureuse d'une icône de l'art, la France accueillera, quelques décennies plus tard, une tout autre explosion de vitalité pour célébrer le dépassement des limites du corps humain.

27 juillet 1924 : La clôture triomphale des Jeux Olympiques de Paris

Le stade olympique de Colombes frissonne une dernière fois. Ce 27 juillet 1924 marque la fin magistrale des VIIIe Jeux Olympiques de l'ère moderne, le deuxième rendez-vous sportif de cette ampleur organisé dans la capitale française. Le public parisien, fasciné, vient d'assister pendant plusieurs semaines à l'émergence de légendes mondiales, à l'image du nageur américain Johnny Weissmuller, qui crève littéralement l'écran avant de devenir le Tarzan le plus célèbre d'Hollywood, ou encore des imbattables "Finlandais volants."

Ces Jeux ne sont pas seulement une réussite sportive, ils sont un véritable tournant pour l'institution olympique. C'est à Paris que résonne pour la toute première fois la fameuse devise "Citius, Altius, Fortius" (Plus vite, plus haut, plus fort). La cérémonie de clôture inaugure d'ailleurs un rituel encore sacré aujourd'hui : la levée simultanée des trois drapeaux, célébrant la Grèce, le pays hôte et la nation organisatrice de la prochaine édition.

Des décennies après cette apothéose sportive où la force et la vitesse dictaient leur loi, un autre génie français, maniant cette fois-ci la verve et l'argot avec une agilité sans pareille, tirait à son tour sa révérence.

27 juillet 1985 : Le cinéma français pleure la disparition de Michel Audiard

Le silence s'abat brutalement sur le cinéma français. Le 27 juillet 1985, le scénariste, réalisateur et inoubliable dialoguiste Michel Audiard pousse son dernier soupir dans sa retraite de Dourdan, à l'âge de 65 ans. Avec son départ, c'est toute une époque de gouaille, de répliques acérées et d'humour ravageur qui perd son maître à penser.

Orfèvre de l'argot et poète de la rue, Audiard a sculpté les mots pour les plus grands monstres sacrés du septième art. De Jean Gabin à Lino Ventura, sans oublier Bernard Blier, ses dialogues ont transcendé des générations entières. Comment oublier les sentences définitives des Tontons Flingueurs ou d'Un Singe en Hiver ? Il a transformé la langue populaire en un véritable patrimoine culturel, prouvant que le verbe pouvait frapper aussi fort qu'un uppercut.

Et comme le destin s'amuse souvent à fermer les chapitres par paires, une autre icône du patrimoine français, bien plus mécanique mais tout aussi populaire, s'apprêtait elle aussi à faire ses adieux quelques années plus tard.

27 juillet 1990 : La mythique Citroën 2CV tire sa révérence

Une Citroën 2CV Charleston grise et noire sortant d'une usine de montage avec une atmosphère nostalg
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Il est 16 heures précises, ce 27 juillet 1990, dans la chaleur de l'usine de Mangualde au Portugal. L'atmosphère est teintée d'une douce nostalgie. Sur les chaînes de montage, les ouvriers regardent s'éloigner une ultime Citroën 2CV, habillée d'une élégante robe Charleston grise et noire. Avec ce dernier tour de roue, c'est un monument de l'histoire industrielle et sociale française qui rend les clés.

Née dans l'esprit de ses concepteurs comme une voiture économique capable de transporter quatre personnes et cinquante kilos de pommes de terre, la "Deuche" aura traversé les époques avec une incroyable résilience. En 42 ans de carrière, plus de cinq millions d'exemplaires ont arpenté les routes du monde entier. Symbole absolu de liberté, de débrouillardise et de l'art de vivre à la française, elle reste à ce jour l'un des véhicules les plus aimés de l'Histoire.

27 juillet : Sainte Nathalie

Sainte Nathalie a vécu au IXe siècle à Cordoue, en Espagne, durant la période de domination musulmane. Issue d'une famille chrétienne, elle pratiquait sa foi en secret avec son époux Aurélien pour échapper aux persécutions de l'époque. Inspirés par le courage d'autres chrétiens qui n'hésitaient pas à affirmer leurs convictions, Nathalie et Aurélien décidèrent de ne plus se cacher. Ils furent arrêtés, emprisonnés puis condamnés à mort. Sainte Nathalie fut décapitée en l'an 852 pour être restée fidèle à ses croyances jusqu'au bout. Elle est aujourd'hui le symbole d'une foi inébranlable et du courage face à l'oppression.

Les saints du jour

Le 27 juillet, l'Église ne célèbre pas seulement Sainte Nathalie, mais aussi ceux qui ont partagé son destin. On fête ainsi Saint Aurélien, son mari, ainsi que Saint Félix et son épouse Sainte Liliane (également appelée Liliose), qui furent martyrisés à leurs côtés à Cordoue. On honore également Saint Georges, un diacre qui les accompagna dans leur épreuve. Enfin, cette date est consacrée à Saint Pantaléon, un médecin de Nicomédie du IVe siècle, considéré comme l'un des quatorze saints auxiliaires et patron des médecins et des nourrices.

Les célébrités portant ce prénom

Le prénom Nathalie a connu un immense succès, notamment dans la seconde moitié du XXe siècle. Voici quelques célébrités marquantes portant ce prénom ou l'une de ses variantes :

  • Nathalie Baye : actrice française multi-récompensée aux César.
  • Natalie Portman : actrice et réalisatrice américano-israélienne, lauréate d'un Oscar.
  • Natalie Wood : icône du cinéma américain, célèbre pour ses rôles dans "West Side Story" et "La Fureur de vivre".
  • Nathalie Cardone : chanteuse et actrice française, connue pour son interprétation de "Hasta Siempre".
  • Natalie Imbruglia : chanteuse et actrice australo-britannique, célèbre pour son tube mondial "Torn".
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