Affaire Luc Besson : la justice rejette la demande de réouverture de l’enquête pour viol

Publié par Matthieu Chauvin
le 24/06/2026
Luc Besson
abacapress
Mardi 23 juin 2026, la cour d’appel de Paris a tranché : l’enquête pour viol visant le cinéaste Luc Besson ne sera pas rouverte. Le chapitre est clos pour le réalisateur et producteur. La victime présumée n'obtiendra pas le verdict espéré malgré la pugnacité de sa défense, sauf pourvoi en cassation.

La décision de la chambre de l'instruction vient freiner la tentative de la plaignante Sand Van Roy de relancer les investigations, après le non-lieu définitif prononcé il y a trois ans. Malgré la présentation d'expertises affichées comme inédites par la partie civile, l'institution judiciaire a estimé que les pièces versées au dossier ne justifiaient pas une nouvelle procédure.

Un verdict définitif ? La cour d'appel de Paris confirme le non-lieu

La justice a statué en faveur de la clôture définitive du dossier. Les magistrats ont jugé qu'aucune donnée nouvelle au sens strictement juridique ne permettait de remettre en question le non-lieu précédent. Pour le camp du réalisateur, qui a toujours réfuté les accusations, cette décision réaffirme son innocence face aux tribunaux.

"Nous nous félicitons donc que la justice ait refusé de rouvrir cette affaire déjà maintes fois jugée", déclare Me Thierry Marembert, avocat de Luc Besson, selon les propos rapportés par l'AFP.

L'énigme de l'ADN : la preuve qui n'a pas convaincu les juges

Le débat s'est concentré sur des analyses commandées par l'actrice à un laboratoire indépendant aux Pays-Bas, pour pallier ce qu'elle considérait comme une expertise initiale inadéquate de la police française. Ces tests portaient sur un sous-vêtement porté la nuit du 17 au 18 mai 2018.

Si la défense clamait la découverte de traces génétiques pour relancer l'instruction, la cour a conclu que ces éléments étaient insuffisants. "L'ADN du mis en cause a été formellement retrouvé sur la partie postérieure", affirmait pourtant Me Antoine Gitton comme nous vous le relations.

De 2018 à 2026 : huit années de bras de fer judiciaire

L'affaire trouve son point de départ après un rendez-vous au palace parisien Le Bristol. Depuis 2018, la bataille procédurale s'est étirée, d'un premier classement sans suite en 2019 jusqu'à la confirmation du non-lieu par la Cour de cassation en 2023. Sand Van Roy dénonce plusieurs agressions sexuelles et une relation d'emprise professionnelle.

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Du côté de la défense, le constat est inverse. "Entre 2018 et 2023, pendant les cinq années d'enquête, six procureurs de la République, deux juges d'instruction, trois juges de la cour d'appel, toutes des femmes, ont conclu que monsieur Besson était innocent des faits qui lui étaient reprochés", rappelle Me Thierry Marembert à l'AFP.

L'actrice contre-attaque : vers un ultime pourvoi en cassation

L'actrice et son équipe juridique rejettent fermement cette décision de justice. La stratégie se tourne désormais vers un nouveau pourvoi en cassation afin de contester ce refus d'investiguer.

Ce dossier emblématique du mouvement #MeToo continue d'illustrer les tensions entre les plaignantes et l'institution judiciaire. "Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette non-justice. Un pourvoi en cassation va être interjeté immédiatement", annonce Me Antoine Gitton, auprès de nos confrères..

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