À 86 ans, une Française est détenue aux États-Unis par la terrible police de l'immigration de Trump

Publié par Matthieu Chauvin
le 13/04/2026
ICE police anti-immigration USA
Istock
L'affaire Marie-Thérèse secoue la diplomatie française : à 86 ans, cette veuve d'un soldat américain est détenue par l'ICE depuis le 1er avril 2026 dans des conditions extrêmes, poussant sa famille à réclamer un rapatriement d'urgence.
 

Depuis près de deux semaines, l'incompréhension règne autour du sort de cette octogénaire incarcérée outre-Atlantique. Privée de liberté à la suite d'un imbroglio administratif provoqué par son veuvage récent, la ressortissante française affronte la rudesse du système carcéral américain. Ses proches crient à l'injustice et dénoncent une machination familiale ourdie sur fond de guerre d'héritage.

Une arrestation brutale et une détention sous haute sécurité

Le choc du 1er avril 2026 marque le début d'une longue épreuve. Ce jour-là, les agents fédéraux de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) débarquent au domicile de Marie-Thérèse, 86 ans, situé à Anniston dans l'Alabama. L'interpellation surprend par sa fermeté disproportionnée face à une dame de son âge. Transférée rapidement vers un centre de rétention sécurisé en Louisiane, l'octogénaire subit un traitement décrit comme totalement indigne par ses soutiens

D'après le témoignage détaillé de son fils rapporté par le quotidien Ouest-France, elle a été "menottée aux pieds et aux mains comme une dangereuse criminelle" durant son transport. Depuis cette date, elle partage l'espace exigu de sa cellule avec 70 co-détenues soumises aux mêmes règles strictes. Malgré la brutalité de cette incarcération soudaine, la prisonnière affiche une force de caractère impressionnante. Sa capacité d'adaptation au milieu carcéral lui a même valu d'être surnommée "l'Insubmersible" par les autres détenues, selon les précisions apportées par Sud Ouest.

Entre deuil, imbroglio administratif et trahison familiale

Le drame de cette retraitée prend racine dans une romance transatlantique historique. Dans le courant des années 50, Marie-Thérèse croise la route de Billy sur une base de l'Otan. Le destin sépare leurs chemins avant d'orchestrer des retrouvailles tardives, couronnées par une célébration de mariage en avril 2025. Malheureusement, le décès de son mari en janvier 2026 referme le piège du visa sur elle. La législation américaine se montre stricte : sans l'obtention préalable d'une carte verte définitive, la disparition de son époux annule la validité de son droit de séjour. 

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Derrière cette faille réglementaire se dessine l'ombre d'un complot lié à la succession. La famille française soupçonne ouvertement le beau-fils d'avoir délibérément alerté les services de l'immigration. L'intention supposée consistait à faire expulser Marie-Thérèse avant un procès décisif prévu le 9 avril. Cette stratégie s'est finalement soldée par un échec, la justice américaine ayant tranché en faveur de l'octogénaire malgré son absence à l'audience, souligne Libération.

Une course contre la montre pour sa santé

Aujourd'hui, l'alerte médicale impose un rythme effréné aux démarches de libération. La famille s'inquiète profondément pour la santé globale de la détenue. Ses antécédents cardiaques et ses douleurs chroniques au dos rendent le maintien en centre de rétention particulièrement dangereux. "Au vu de sa santé, elle ne tiendra pas un mois dans de telles conditions de détention", s'alarme son fils interrogé par La Provence. Face à ce risque physique majeur, le consulat général de France basé à Atlanta multiplie les contacts.

Les diplomates assurent suivre l'évolution du dossier de très près. Par le biais d'un communiqué relayé par la presse, les autorités françaises affirment traiter la question "avec attention", maintenant un lien permanent avec l'administration américaine. L'enjeu prioritaire des enfants de Marie-Thérèse, restés en France, consiste désormais à arracher une mesure d'expulsion humanitaire. Ce rapatriement rapide vers l'Hexagone représente la seule option viable pour éviter à leur mère les lenteurs d'une procédure classique de reconduite à la frontière.

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