Plusieurs dizaines de personnes ont déjà été victimes des escrocs, dans le seul département de l'Hérault. Au total, plusieurs centaines de milliers d'euros ont été dérobées…
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Le retour de l’arnaque aux panneaux solaires : le commissariat central de Montpellier lance un appel à témoin

Les forces de l’ordre tirent la sonnette d’alarme : après avoir interpellé un individu soupçonné d’escroquerie en bande organisé, ils ont lancé un appel à témoin. L’homme, âgé de 59 ans, et la société qu’il dirige font l’objet de multiples plaintes. Intitulée "La compagnie de l’éco-habitant" et anciennement basée à Lattes (Hérault, Occitanie), l’entreprise était officiellement spécialisée dans la pose de panneaux photovoltaïques, mais aussi de pompes à chaleur ou de pergolas, rapporte le quotidien régional Midi Libre.

Problème ? Cet homme aurait escroqué 58 personnes, pour un préjudice total de 670 000 euros. D’après le journal local, l’escroc supposé rencontrait de potentiels clients et se faisait remettre des documents pour pouvoir établir des financements pour l’accession à des prêts à taux zéro. Une fois cette première étape réalisée, il fournissait de faux PV de fin de chantier pour pouvoir débloquer les fonds.

De nombreuses victimes ont donc réalisé, des mois après les faits, que leur identité avait été utilisée pour souscrire des crédits sans leur accord. Celles qui ont cherché à contacter la société, son directeur ou sa présidente, n’ont jamais eu de retour. Les éventuelles victimes qui souhaiteraient témoigner peuvent contacter l’enquêteur en charge du dossier au 04 99 13 51 89.

Arnaque aux panneaux solaires : une escroquerie répandue ?

Déjà en 2014, les escrocs s’armaient de panneaux photovoltaïques pour dépouiller leurs victimes. Comme le rappelle le journal La Voix du Nord, un couple de retraité portait plainte en décembre 2015 après l’installation de panneaux incapables de produire le moindre courant sur le toit de leur maison. Ils avaient pourtant souscrit un crédit de 30 000 euros pour organiser la pose. L’entreprise chargée de la mission s’est arrêtée là et n’a jamais raccordé les panneaux au réseau électrique.

Plus récemment, en 2018, deux dirigeants d’une société basée à Antony (Hauts-de-Seine ont été condamnés à dix mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende, après avoir escroqué plus d’une centaine de personnes, rapporte Le Parisien.