Chômage, divorce, contrats précaires sans lendemain, difficultés à se loger et loyers trop onéreux... Vous souhaitez aider l'un de vos enfants dans le besoin. Mais comment vous y prendre et surtout jusqu'où peut aller la solidarité familiale ?
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Lui verser une pension alimentaire

Vous pensiez en avoir fini une fois votre petit dernier envolé du foyer familial.

Mais voilà : l’obligation alimentaire ne s’arrête pas à la majorité d’un enfant. Si celui-ci est dans une situation financière compliquée, avec des difficultés à payer son loyer, à se nourrir, à s’habiller car il ne perçoit pas assez de revenus, cela peut justifier le versement d’une pension alimentaire. C'est ce qu'on appelle le "principe de solidarité familiale". Celui-ci a un caractère obligatoire car si vous refusez d'y faire face, les tribunaux peuvent vous y forcer.

Cependant : cette aide doit être proportionnée à vos ressources en tant que parents et aux besoins de l’enfant, de telle manière qu’elle ne soit pas rapportable à la succession et pour éviter de créer des conflits ultérieurs dans les fratries.

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Sachez-le : il est possible de déduire de vos revenus cette pension si le fisc considère que votre enfant est réellement dans le besoin. Prenez conseils auprès de votre centre des impôts.

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Lui faire des cadeaux

Son anniversaire ou Noël approche ! Et vous souhaitez donner à l’un de vos enfants en difficulté un objet de valeur qu’il pourra vendre s’il le souhaite. Le cadeau, nommé "présent d’usage", est toléré par le fisc.

Quels présents : tous les types de cadeaux onéreux (bijoux, tableaux, voitures...) peuvent entrer dans ce cadre. Cependant, ils doivent être offerts pour une occasion particulière (anniversaire, Noël, mariage, fêtes religieuses...) et être en rapport avec vos moyens financiers, le cadeau ne devant pas vous appauvrir.

Si vous respectez ce principe, vous pouvez faire ce genre de "cadeau" tous les ans.

Comment s'y prendre : le présent d'usage n'est pas imposable et ne nécessite aucune formalité. Il échappe aux droits de donation et ne sera pas pris en compte dans la succession. Il peut cependant être contesté par les autres héritiers s'estimant lésés. En cas de litige, c’est le tribunal qui tranchera.

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