Les malfrats ont finalement été appréhendés par la section de recherche de gendarmerie de Nîmes. Après plusieurs années d'arnaques, ils ont fait des centaines de victimes.
Les gendarmes mettent fin à une gigantesque arnaque française qui a sévi dans toute l'EuropeIstock

Il leur aura fallu trois ans. La section de recherche de la gendarmerie de Nîmes (Gard, Occitanie) a mené un travail de longue haleine pour pouvoir mettre la main sur ces escrocs qui, rappelle France Info, ont sévi des années durant dans toute l'Europe. Le préjudice total qu'ils ont causé est estimé à 1,9 millions d'euros, détaille d'ailleurs France Bleu Gard, qui s'attarde sur l'affaire. Une somme impressionnante, mais qui reste néanmoins supposée : en tout et pour tout, "seules" 198 plaintes ont été déposées, pour un montant total de 200 000 euros. Mais les enquêteurs pensent qu'en vérité, le nombre de victimes dépasse le millier.

Au total, les forces de l'ordre ont interpellé dix individus, sur l'ensemble du sol Français. L'intervention remonte au dimanche 13 septembre 2020. La plupart des suspects ne présentent pas de casier judiciaire, mais auraient été "attirés par l'appât du gain", précise la locale de France Bleu. Le fait est que les malfrats percevaient entre 10 et 30% des sommes illégalement obtenues.

Comment les escrocs ont-ils floués leurs victimes ?

Le mode opératoire, insiste le titre de presse, n'a rien de ce que l'on pourrait appeler de la "haute voltige". Au contraire : l'escroquerie est même "simple et subtile". 

Globalement, les escrocs ont décidé de la mise en place d'un mode opératoire bien rodé : ils ont organisé la création de maints sites internets relativement spécialisés, sur lesquels ils ont ensuite pu passer différentes annonces spécifiques.

Le principe est simple : le chaland, intéressé par le produit, paie la transaction. Et le bien acheté n'est simplement jamais envoyé. Certains sites ont aussi permi d'autres types d'arnaques, aux sentiment par exemple.

Une fois récupérer, l'argent transite alors par de nombreux comptes, jusqu'à finir dans un compte enregistré au Bénin ou à Malte. "Difficile de retrouver les bénéficiaires, mais les gendarmes ont mis la main sur les ‘petites mains' à la manoeuvre", précisent nos confrères. Elles risques 5 ans de prison et 375 000 euros d'amende.

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