Partout dans le monde, face à la crise sanitaire, les décideurs économiques et politiques baissent leur rémunération en guise de soutien. Que font-ils de l'argent économisé ?
Coronavirus : les baisses de salaires des dirigeants et ministres sont-elles vraiment utiles ?IllustrationCreative Commons

Carrefour, Suez, Kering, Renault, Sodexo, Fiat, Disney, Michelin, Accor ou encore Boeing… En raison de l'impact de la pandémie sur l'activité économique, nombreux sont les patrons des grandes entreprises françaises à réduire leur salaire de 25% ou plus de leur propre chef, pour quelques mois, ou jusqu’à la fin de l’année.

D’ailleurs, dans un communiqué publié le 29 mars dernier, L'AFEP, l'association française des entreprises privées recommandaient "aux dirigeants mandataires sociaux qui sont restés à leur poste ou qui sont en télétravail de réduire d'un quart (-25%) leur rémunération globale qui leur sera versée en 2020 pour la durée où des salariés de leur entreprise seront en chômage partiel".

L’appel semble avoir été entendu. Des investisseurs renoncent aussi au versement de leurs dividendes en 2020.

A l’étranger également, par solidarité avec leurs salariés, les grands patrons se mobilisent : Fiat Chrysler, Disney, Boeing, Marriott International, etc, rapporte Le Figaro.

Certains ministres et élus en Nouvelle-Zélande, en Bulgarie ou encore en Autriche, diminuent aussi symboliquement leur salaire durant la pandémie de Covid-19.

Ces pratiques sont-elles par ailleurs utiles à la relance économique ?

Des baisses de salaire contre des aides publiques

En France, les entreprises ont été appelées à faire preuve d’exemplarité. Notamment celles ayant recours au chômage partiel. Le 31 mars dernier, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État française auprès du ministre de l’Économie, leur a ainsi demandé de diminuer de 25% la "rémunération globale" de leurs dirigeants.

"Il y a un engagement de ne pas verser de dividendes pour les entreprises qui auraient recours aux dispositifs d’État, de ne pas procéder à des rachats d'actions et de diminuer de 25% la rémunération globale des dirigeants. Sinon ce sera un remboursement avec des pénalités de retard", a-elle indiqué devant l’Assemblée nationale.

Ce geste de solidarité est donc pour certaines entreprises une contrepartie aux aides publiques. Car d’autres n’y ont pas fait appel. Selon l’AFEP, qui regroupe les dirigeants des 110 plus grandes entreprises privées françaises "ces rémunérations non payées seront versées à des actions de solidarité nationale en relation avec le Covid-19".

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