Le suspect de l’attentat de vendredi à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) a commencé  à parler aux enquêteurs qui ont fait une découverte macabre sur son téléphone portable.

Le principal suspect dans l’attentat terroriste commis vendredi en Isère, Yassin Salhi, a reconnu dimanche être l’auteur de la décapitation de son patron.

Devant les enquêteurs, l’homme de 35 ans, d’abord mutique, commence à se livrer sur ses intentions et le déroulé de l’histoire.

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Selon ce dernier, une dispute entre lui et son employeur gérant une société de transport aurait eu lieu quelques jours auparavant lorsque ce dernier a fait tomber une palette chargée de matériel informatique. "Cette déposition atteste que l’intention première de Salhi semble bien de tuer son patron mais, puisqu’il est fortement radicalisé depuis dix ans, il l’a fait selon l’imagerie djihadiste.", explique à Libération une source policière.

Le destinataire combat dans les rangs de Daesch

Toutefois, peu de temps avant son attentat, Yassin Salhi a pris une première photo de la tête de la victime puis une seconde en posant à côté d’elle. Les enquêteurs ont découvert que cette dernière photo, qui avait été envoyée à un numéro canadien via la messagerie WhatsApp, était parvenue à un certain Sébastien-Younès V., originaire de Vesoul (Haute-Saône) et parti en Syrie en 2014. L’individu est connu des services de renseignement pour combattre dans les rangs de l’Etat islamique.

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Les policiers exploitent actuellement trois téléphones portables, un ordinateur, une tablette et plusieurs cartes mémoires retrouvés à Saint-Quentin-Fallavier, ainsi qu’au domicile de Yassin Salhi, à Saint-Priest, dans la banlieue lyonnaise.

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