Contre l'avis du préfet et d'une partie de sa population, le maire biterrois est parvenu mardi à faire accepter l'organisation d'un référendum anti-migrants dans sa ville.

Après l'affaire des affiches anti-réfugiés qui lui a valu de faire l'objet d'une enquête judiciaire, Robert Ménard se retrouve une fois encore au coeur d'une polémique liée à l'immigration. Mardi, le maire apparenté FN de Béziers, dans l'Hérault, a fait adopter par le conseil municipal un référendum illégal dénoncé par le préfet du département.

Le projet consiste à demander aux Biterrois s'ils acceptent ou non la présence de migrants dans la ville. Or, un référendum ne peut être organisé que par l'État, et le préfet a averti Robert Ménard, dans une lettre reprise par Marianne, que "si cette délibération venait à être adoptée, (il) serai(t) conduit à en demander la censure".

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"Ménard démission !"

Pendant la séance du conseil municipal, certains opposants au maire ont été escortés à l'extérieur par des policiers après avoir lancé des "Ménard démission !" et des "Ménard facho !" L'intéressé avait déclaré, avant le début de la réunion, qu'il n'était "pas prêt à recevoir des migrants dans (l)a ville" et qu'il irait en personne "le défendre s'il le faut contre l'État", rapporte l'hebdomadaire. L'acceptation du référendum a été écrasante : 36 membres étaient "pour", 5 étaient "contre" et 7 ne se sont pas prononcés.

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Des manifestations menées par SOS Racisme, le Parti Communiste Français (PCF) et le collectif Ensemble ont eu lieu à Béziers pour protester contre la décision. Le conseiller municipal Aimé Couquet, communiste, a expliqué que la ville "a toujours été une terre d'accueil et doit le rester".

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