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Quelles conséquences auront les éléctions législatives anticipées au Royaume-Uni ? Le scrutin n'est pas dénué de risques pour Theresa May, en particulier en Ecosse où le Parti national écossais (SNP, au pouvoir), pro-UE, compte utiliser ces élections pour légitimer le nouveau référendum d'indépendance qu'il réclame. '_Si le SNP l'emporte dans les circonscriptions écossaises, la tentative de Theresa May de bloquer le référendum se réduira en poussière', a tonné la première ministre de l'Ecosse, Nicola Sturgeon, devant le Parlement de Westminster. Mercredi, lors du débat parlementaire qui a précédé le vote sur les législatives anticipées, Theresa May a mis en garde contre toute division : 'Ce n'est pas le moment pour un deuxième référendum écossais sur l'indépendance car cela nous affaiblierait dans les négociations sur les Brexit. Force et unité avec les conservateurs. Division et faiblesse avec les nationalistes écossais.' Consultés en 2014, les Ecossais s'étaient prononcés à 55 % contre l'indépendance avec le Royaume-Uni. Mais en 2016, plus de 60 % d'entre eux s'étaient déclarés pour le maintient du Royaume-Uni dans l'UE en votant contre le Brexit. Un vote qui justifie pour certains la demande d'un nouveau référendum d'indépendance. Avec agence (AFP)
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L'année dernière Evo Morales avait proposé, par référendum, de modifier la constitution pour pouvoir se représenter en 2019. Les électeurs ont voté majoritairement pour le 'non'. Mais aujourd'hui le chef de l'État accuse l'opposition conservatrice d'avoir biaisé le scrutin par ses mensonges présumés. 'Je débats avec le peuple, dit-il, je n'ai aucune intention de débattre avec l'opposition de droite. De quoi vont-ils débattre s''il n'ont pas de programme ? De quoi peut-on débattre ? De leurs mensonges ? ', a déclaré hier Evo Morales. La Bolivie limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Evo Morales en effectue déjà un troisième après avoir obtenu une dérogation auprès du tribunal constitutionnel, et il ne compte pas s'arrêter là
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Les irrégularités constatées par les observateurs internationaux lors du référendum en Turquie inquiètent la Commission européenne. Son porte-parole demande aux autorités turques de lancer une enquête transparente après le scrutin de dimanche, favorable à un renforcement des pouvoirs du président en Turquie. 'Nous appelons les autorités turques à considérer avec attention les prochaines étapes et à chercher le consensus national le plus large possible dans le suivi du référendum', insiste Margaritis Schinas. Après ce succès électoral le président turc a aussi rapidement évoqué la possibilité de tenir un autre référendum, cette fois sur le rétablissement de la peine de mort. Pour Margaritis Schinas il s'agit d'une 'ligne rouge, mais c'est la plus rouge des lignes'. Sur le continent européen c'est en Belgique que le camp du oui a obtenu son meilleur résultat. 77% des électeurs turcs de Belgique soutiennent le principe d'un renforcement des compétences du président.
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Ils sont quelques dizaines devant le Haut-Conseil électoral (YSK), brandissant une pétition réclamant l'annulation du référendum. Cette institution cristallisent les critiques. C'est elle qui a décidé de considérer valides les bulletins sans le sceau officiel des autorités. Le principal parti d'opposition, le CHP, et la formation prokurde, le HDP, affirment que cette décision de l'YSK pourrait avoir favorisé la victoire du camp du oui qui a remporté le scrutin d'une courte tête avec 51,4% des voix, selon un comptage provisoire des médias. Le vice-président du CHP, Bülent Tezcan a ainsi déposé mardi un recours auprès de l'YSK à Ankara pour demander officiellement l'annulation du référendum. Contesté par son opposition, ses citoyens mais aussi l'Union Européenne, le référendum est sous le feu des critiques, pas de quoi perturber, le pouvoir. Devant le Parlement, le Premier ministre, Binali Yildirim, a clairement affiché son peu de considération pour les préoccupations de l'opposition. 'Parler à la place de la nation est une mauvaise idée. Inventer de toute pièce ces fausses allégations de fraude et essayer de salir le résultat des élections est inutile. La volonté nationale a choisi librement. Cette affaire est close. C'est fini' Dans le même discours, le Premier ministre a précisé que Mr Erdogan devrait bientôt redevenir membre de l'AKP, comme prévu par la réforme constitutionnelle. Les autres volets devraient s'appliquer dès 2019.
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Deux jours après le référendum en Turquie, la victoire du oui est contestée. Les observateurs de l'OSCE ont déploré un suffrage qui s'est déroulé dans des conditions 'inéquitables' et qui n'a pas été à 'hauteur des critères' européens. La camp du oui aurait bénéficié d'une couverture médiatique bien supérieure et des irrégularités, au moment du vote, ont été relevées. A Istanbul, les ONG font le même constat. 'L'élection n'était pas vraiment démocratique tout comme le dépouillement. La loi le dit clairement, les enveloppes sans le tampon du comité électoral ne sont pas valides. Le Haut-Conseil électoral a même réalisé des vidéos sur le sujet. Donc il ont pris la décision d'accepter des enveloppes sans tampon en connaissance de cause', explique Nejat Tastan, coordinateur de l'ONG AMER. Avec un peu plus de 51% des suffrages, le camp du président Erdogan l'a emporté de justesse. Le plébiscite escompté par l'AKP n'a pas eu lieu. Les grandes villes n'ont pas suivi. 'Pour la première fois depuis 1994, l'AKP perd du terrain face à l'opposition dans les villes majeures. Bien sûr, il ne s'agissait pas d'élections législatives, donc on ne peut pas vraiment dire que tel parti a gagné des votes. C'est peut-être conjonturel ou le début d'une nouvelle ère. On ne sait, ça prendra du temps pour savoir.', analyse Emre Gönen, politologue à l'Université de Bilgi. Erdogan, l'enfant de Kasimpasa, un quartier populaire d'Istanbul, maire de la ville pendant quatre ans, de 1994 à 1998, n'a pas réussi à remporter les suffrages dans la plus grande ville du pays.
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La campagne pour le référendum en Turquie sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan s'est déroulée dans des conditions inéquitables, a estimé lundi une mission commune d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe. 'Le référendum s'est déroulé sur un terrain inégal et les deux camps en campagne n'ont pas bénéficié des mêmes opportunités', a déclaré Cezar Florin Preda, le chef de la délégation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). La campagne pour le référendum a été marquée par une large domination du camp du 'oui' dans l'espace public et les médias, pour la plupart acquis au président Erdogan. 'Des modifications tardives dans la procédure de comptage (des voix) ont supprimé un important garde-fou' contre les fraudes, a par ailleurs relevé Cezar Florin Preda, faisant allusion à la décision des autorités électorales d'accepter les bulletins non estampillés du sceau officiel. Les deux principaux partis de l'opposition turque, le CHP (social-démocrate) et le HDP (prokurde), ont dénoncé cette mesure prise par le Haut-Conseil électoral (YSK) de valider ces bulletins, annonçant leur intention de déposer un recours. 'Nous ne parlons pas de fraudes. Nous n'avons aucune information sur ce sujet', a souligné M. Preda, ajoutant que cela ne relevait 'pas de notre compétence'. 'Globalement, le référendum n'a pas été à la hauteur des critères du Conseil de l'Europe', a-t-il toutefois noté, avant d'ajouter que 'le cadre légal était inadéquat' s'agissant d'obtenir 'un processus véritablement démocratique'. Le responsable de l'APCE a notamment relevé le fait que le référendum avait été organisé en plein état d'urgence, en vigueur depuis un putsch avorté en juillet. Tana De Zulueta, de la délégation de l'OSCE, a déclaré que la campagne avait été 'ternie par de hauts responsables qui ont assimilé les partisans du non à des sympathisants des terroristes'. Le président Erdogan a plusieurs fois dit pendant la campagne que les partisans du 'non' au référendum faisaient le jeu des 'organisations terroristes' et des putschistes. Avec agence (AFP)
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En Allemagne, pays qui abrite la plus grande diaspora turque au monde, la victoire du référendum a été fêtée dans les rues de Berlin dès l'annonce des premiers résultats. Selon les médias turcs non officiels, 65% des 700 000 Turcs vivant en Allemagne ont voté pour le oui. Un score bien plus élévé qu'en Turquie même. En Allemagne, comme en Turquie, ces élections ont profondément divisé les deux camps. Et les partisans du non au référendum n'ont pas pu masquer leur déception. La chancelière allemande Angela Merkel a appelé lundi le président turc Recep Tayyip Erdogan à chercher 'un dialogue respectueux' avec tous les partis politiques après la courte victoire du 'oui' au référendum lui accordant des pouvoirs accrus. 'Le gouvernement (allemand) attend que le gouvernement turc, après une campagne électorale dure, cherche maintenant un dialogue respectueux avec toutes les forces politiques et dans la société', a souligné la chancelière dans une courte déclaration conjointe avec son ministre des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel. Berlin a dit 'prendre acte' du résultat provisoire du vote qui a vu le 'oui' l'emporter avec 51,37% après dépouillement des bulletins dans 99,45% des urnes. Le gouvernement allemand 'respecte la droit des Turcs et des Turques de décider de leur Constitution', ajoute-t-elle, tout en soulignant que 'le résultat serré montre à quel point la société turque est profondément divisée'. 'Cela signifie une grande responsabilité pour les dirigeants turcs et pour le président Erdogan personnellement', poursuit-elle alors que le chef de l'Etat turc a mené une violente campagne verbale contre les dirigeants allemands après l'interdiction de meetings électoraux pro-Erdogan en Allemagne. Avec agences (AFP, Reuters)
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La Turquie s'est réveillée ce lundi matin avec un président au pouvoir considérablement renforcé malgré une victoire a minima au référendum. Pourtant, dans les rues d'Istanbul notamment, pour de nombreux turcs, la pilule a du mal à passer. 'Je ne pense pas que ces résultats suffisent à donner plus de pouvoirs au président. Il ne s'agit que de résultats provisoires et il est évident qu'une très grande frange de la société turque n'accepte pas ce référendum', dit un homme. Les réactions sont quasiment identiques à Ankara. Comme l'opposition, la population crie déjà à la fraude et dénonce la victoire du 'oui' confirmée par le Haut-Conseil électoral. 'Je crois que nos voix nous ont été volées. La décision de la Commission électorale d'autoriser, à la demande du Parti de la justice et du développement (AKP), la comptabilisation de bulletins qui n'avaient pas été tamponnés par des scrutateurs est un grand scandale. Nous sommes restés silencieux face à cela. Je demande, en particulier au chef du Parti républicain du peuple (CHP), le principal parti d'opposition, de démissionner', ajoute une femme. Il y a aussi les satisfaits, ceux qui soutiennent Recep Tayyip Erdogan. 'Je ne sais pas ce que le nouveau système donnera, mais je suis heureuse parce que la personne que je soutiens est devenue le chef de l'exécutif. J'espère que ce nouveau système sera bon', dit une jeune femme. Le résultat définitif de ce référendum doit être annoncé dans 12 jours.
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La majorité de la population rurale a voté pour la réforme de la constitution voulue par le président turc Recep Tayyip Erdogan, alors que le 'non' l'a emporté dans les grandes villes comme ici, à Istanbul, où les vidéos de fraudes présumées circulent. 'Ici, vous pouvez voir la propagande derrière l'élection (...), accuse cet opposant d'Erdogan. L'agence de presse nationale Anadolu a compté 99 % des votes en 2 heures, mais les 0,1 restant prennent plus de quatre heures. Comment est-ce possible ? ' Mais rien ne semble pouvoir gâcher la fête des supporteurs du président. 'De bonnes choses vont arriver, insiste l'un de ses soutiens. Recep Tayyip Erdogan, notre président, n'est pas une mauvaise personne. Tout le monde n'est pas obligé de l'aimer. Il a néanmoins fait beaucoup de bonnes choses. Il a une vision de l'avenir. Depuis Atatürk, il n'y a pas eu de meilleur dirigeant qu'Erdogan. Que Dieu le protège.' 'Il y a beaucoup de confusion, ici à Istanbul. Le gouvernement turc revendique la victoire du oui au référendum et le principal parti d'opposition, le CHP, accuse le gouvernement de manipulation, conclut notre correspondante Senada Sokollu'.
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Le parti kémaliste laïc CHP rappelle que le Haut-Conseil électoral valide les bulletins de vote qui ne sont pas marqués du sceau officiel des bureaux de vote. Le vice-président du CHP réagissait hier soir depuis son quartier général à Ankara. 'Le Haut-Conseil électoral a changé les règles après le début du scrutin. Il existe une clause très claire de la loi électorale qui dit que les bulletins non tamponnés seront invalidés', insiste Bülent Tezcan. Toujours selon le CHP, près de deux millions de bulletins sont concernés. Mais pour plus de sécurité le parti d'opposition, appuyé par le parti pro-kurde HDP, demande de recompter jusqu'à 60 % des votes.
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Les partisans du 'oui' n'ont pas attendu les résultats officiels pour célébrer la victoire. En Turquie, le 'oui' à un renforcement des pouvoirs du président Erdogan l'emporte d'une courte tête. 51% des voix, selon les dernières données. Recep Tayyip Erdogan a salué une décision historique, depuis les bureaux de l'AKP, son parti, à Istanbul. 'J'espère que le résultat du référendum sur le changement sera bon pour notre nation, notre pays, a-t-il déclaré. Une fois encore la nation a utilisé son libre arbitre et a agi en adulte et s'est rendue dans les bureaux de vote, a voté pour les changements constitutionnels que notre parlement a proposé.' Référendum en Turquie: le 'oui' remporte 51,20 % après dépouillement des bulletins de 99,99% des urnes https://t.co/EC7LbGzddT pic.twitter.com/QI8r6Dgw8K- Le Soir (@lesoir) 16 avril 2017 Là où on a voté non, c'est dans l'est, sans surprise les régions kurdes notamment, et l'ouest du pays, les zones côtières et touristiques, connues pour leur attachement à la laïcité. Le oui s'étale dans tout le centre du pays, plus rural. A Istanbul, Ankara et Izmir le 'non' l'emporte. Update 20:25 51.3% Yes 48.7%No opposed ballot boxes 97.9%#Turkeyreferendum #Referandum2017 pic.twitter.com/RGs51gdSlo- Asaad Hanna (@AsaadHannaa) April 16, 2017 Les Turcs de France ont voté oui à plus de 62%. Les électeurs étaient appelés à se prononcer lors du référendum sur une modification de la constitution. Elle est destinée à renforcer les pouvoirs du président turc. Les détracteurs de Recep Tayyip Erdogan dénoncent une dérive autoritaire. Référendum en Turquie: "Le projet de Constitution ouvre la voie à une dictature" https://t.co/xqu2VhDQCu- Mediapart Inter (@Mediapart_Inter) 16 avril 2017 L'opposition crie à la fraude, et exige un recomptage. Notamment depuis que le Conseil électoral supérieur turc a annoncé en plein référendum que les bulletins ne comportant pas le tampon officiel du bureau de vote seraient tout de même valides.
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La victoire n'est pas encore officielle, mais les partisans du président Erdogan font déjà la fête à Istanbul. Turquie : les résultats du référendum turc sont " clairs ", estime Erdogan https://t.co/7eymidslIp pic.twitter.com/3mZHhwDe0K- Monde contemporain (@mondejdlm) 16 avril 2017 Avec un peu plus de 98% des bulletins dépouillés, le oui l'emporte en Turquie. 51,3% de oui, contre 48,7% de non, c'est le résultat partiel donné vers 19h40. L'extrême est et l'extrême ouest du pays ont voté non, mais le oui s'étale dans tout le centre du pays. A Istanbul et Ankara le non l'emporte d'une courte tête. Concernant le vote à l'étranger, il est en majorité en faveur du oui, à presque 60%. Les Turcs de France ont voté oui à plus de 62%. #Turquie Moins de 3 heures avant la fin d'un #référendum historique sur le renforcement du président #Erdogan. La matinée en photos #AFP pic.twitter.com/JiHKKMqd8K- Gokan Gunes (Gokan_Gunes) 16 avril 2017 Les électeurs étaient appelés à se prononcer lors d'un référendum controversé sur une modification de la constitution. Elle est destinée à renforcer les pouvoirs du président turc. Turquie. Un référendum pour saboter la démocratie https://t.co/2tIfnWPsqI pic.twitter.com/tZctNOliKz- Courrier inter (courrierinter) 16 avril 2017 Le pouvoir exécutif sera détenu par le président, la fonction de Premier ministre sera supprimée et Recep Tayyip Erdogan pourrait rester au pouvoir au moins jusqu'en 2029. Ses détracteurs dénoncent une dérive autoritaire. A l'heure du référendum en #Turquie, retour sur la dérive autoritaire du régime de Recep Tayyip #Erdogan. #rappel https://t.co/JqFW6oUjYz pic.twitter.com/qmIsBvoPf5- Rédac France Culture (@FC_actu) 16 avril 2017 L'opposition dénonce des manipulations, et exige que soient recomptés 60% des bulletins. Le CHP conteste... 60% des résultats! Une déclaration de guerre? # Turquie- Claude Guibal (@ClaudeGuibal) 16 avril 2017 Le Conseil électoral supérieur turc a annoncé en plein référendum que les bulletins ne comportant pas le tampon officiel du bureau de vote seraient tout de même valides, suscitant la colère de l'opposition.
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Le référendum en Turquie a été marqué par la violence dans un village de la province de Diyarbakir ce matin. Dans une école qui servait de bureau de vote, deux personnes ont été tuées, et une autre blessée. Il s'agirait d'un différend familial, lié à des oppositions sur les intentions de vote. 2 personnes tuées après violences entre pro et anti réforme constitutionnelle dans un petit village de la province de #Diyarbakir #Turquie- Guillaume Perrier (@Aufildubosphore) 16 avril 2017 La région fait l'objet de toutes les attentations. Le vote des Kurdes, un cinquième de la population, représente l'une des principales incertitudes pour le président Erdogan. Conséquence des arrestations massives après le coup d'Etat manqué, le parti prokurde HDP a dû faire campagne avec ses deux coprésidents et nombre de ses élus en prison. Ils avaient été arrêtés dans le cadre d'une enquête 'antiterroriste' liée au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).
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La Turquie va t-elle décider, sous la pression de son président, de se doter d'un régime ultra-présidentiel ? C'est l'enjeu du référendum organisé ce dimanche. Recep Tayyip Erdogan a déposé son bulletin de vote ce matin. C'est lui qui est à l'origine de cette réforme constitutionnelle destinée à renforcer considérablement ses pouvoirs. Le Premier ministre Binali Yildirim a assuré après avoir voté dans la ville d'Izmir que 'le verdict du peuple serait respecté', quelle que soit l'issue du scrutin. La réforme, si elle est adoptée, confisquerait au parlement une grande partie de ses prérogatives et rendrait toute opposition au gouvernement très difficile. Pour Kemal Kiliçdaroglu, chef du CHP, le principal parti d'opposition, le système voulu par M. Erdogan serait similaire à 'un bus sans freins dont on ne connaît pas la destination'. L'opposition et les ONG n'ont cessé de dénoncer la dérive autocratique du président Erdogan, surtout depuis le putsch manqué du 15 juillet. Quelque 55,3 millions d'électeurs turcs sont attendus dans les bureaux de vote et les résultats, attendus dès ce soir, pourraient être plus serrés que prévu. A l'heure du référendum en #Turquie, retour sur la dérive autoritaire du régime de Recep Tayyip #Erdogan. #rappel https://t.co/JqFW6oUjYz pic.twitter.com/A8o30YccOg- Rédac France Culture (@FC_actu) April 16, 2017
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A la veille du référendum qui propose de confier les pleins pouvoirs au président turc, les camps du oui et du non sont au coude-à-coude, même si les partis d'opposition à Erdogan ont parfois bien du mal à faire campagne. Reportage.
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Dans quelques heures ce dimanche, les Turcs iront aux urnes pour un référendum crucial : 'Evet', 'oui', leur demande de voter le président turc, pour renforcer ses pouvoirs. Alors Recep Tayyip Erdogan jette ses dernières forces dans la bataille, lors de ses ultimes meetings. Et il s'en prend à l'Union européenne : 'Ils ont perdu leur réputation et leur crédibilité. Nous ne défendons pas la démocratie, les droits de l'Homme et les libertés parce qu'ils l'attendent de nous, nous le faisons parce que nos citoyens le méritent. Quand nous nous rapprochons de la démocratie, ils s'en éloignent.' L'avenir de la démocratie turque est en jeu, à la veille du référendum constitutionnel voulu par Erdogan. https://t.co/IfbkT5sZzE #Turquie pic.twitter.com/NhzOgxzfsJ- Le Monde (@lemondefr) 15 avril 2017 Après le coup d'Etat raté de juillet, le gouvernement veut changer la constitution. Exit le Premier ministre, ce sera le président qui aura des supers pouvoirs. Impensable pour ces partisans du 'non': 'Je suis ici pour mes enfants, pour que les valeurs de ma Turquie natale subsistent, pour une Turquie où mes enfants continuent à penser librement et où les journalistes et les professeurs ne sont pas emprisonnés.' #Turquie : avant le référendum de dimanche, le point sur le projet de réforme constitutionnelle par AFPgraphics #AFP pic.twitter.com/KLqBnMc3vc- Agence France-Presse (afpfr) 14 avril 2017 Il y a encore un grand nombre d'indécis, et les sondages donnent le oui et le non au coude à coude. Si le oui l'emporte, le président Erdogan, à la tête du pays depuis 14 ans, d'abord comme Premier ministre, pourrait rester au pouvoir jusqu'en 2029. Référendum en Turquie: "Le projet de Constitution ouvre la voie à une dictature" via Mediapart https://t.co/sFu9TnEX19- Thomas Schnee (thomaschnee) 15 avril 2017
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Les Turcs sont appelés aux urnes ce dimanche. Près de 55 millions d'électeurs vont se prononcer par référendum sur une révision de la constitution. Le texte prévoit de renforcer les compétences du président, qui rassemblerait alors l'essentiel du pouvoir exécutif, mais qui pourrait aussi se mêler au pouvoir judiciaire. Cette campagne référendaire a aussi provoqué une crise diplomatique entre Ankara et l'Union européenne. Après le refus de l'Allemagne et des Pays-Bas d'autoriser des meetings en faveur du 'oui', le président turc a évoqué des 'pratiques nazies'. Les remarques de Recep Tayyip Erdogan ont provoqué une vague d'indignation au sein de l'Union européenne. Euronews a interrogé Marc Pierini, chercheur au Carnegie Europe. Euronews: 'Les propos du président turc marquent-ils un point de non retour entre les deux partenaires ?' Marc Pierini: 'C'est un pont qui a été détruit, mais qui a été détruit au niveau personnel, c'est à dire entre le président turc et ses homologues du Conseil européen. Je ne pense pas que la relation économique, financière, investissement, technologique, éducation avec la Turquie doive en souffrir, sauf si la Turquie choisissait de se couper totalement de l'Europe. Mais ce n'est pas ce qu'elle fait. La Turquie dit soigneusement que la relation économique doit continuer. Donc en fait on arrive non pas à un point de non-retour mais à un carrefour important. C'est à dire est-ce que le projet politique de la Turquie s'alignant sur des normes européennes fait encore un sens pour le pouvoir turc? A mon avis il n'en fait plus du tout.' Euronews: 'Quelles seront les conséquences si Recep Tayyip Erdogan l'emporte lors de ce référendum?' Marc Pierini: 'Alors, première conséquence c'est: pas de conséquence. C'est à dire le président est élu au suffrage universel depuis août 2014, 52%, il reste président jusqu'à l'élection de 2019. Deuxièmement le Parlement a été élu au 1er novembre 2015. L'AKP a une majorité et il la garde. Donc du point de vue du fonctionnement de l'État il n'y pas de conséquence directe, que ce soit 'oui' ou que ce soit 'non'. Ceci étant, si c'est 'oui' on va tomber d'un système autoritaire de fait à un système autoritaire de droit, à une présidence absolue sans contre-pouvoir. Si c'est 'non' c'est un camouflet pour le président mais en même temps le président a tous les pouvoirs aujourd'hui et il a l'état d'urgence en plus'. Euronews: 'Quel est l'enjeu pour l'Union européenne au lendemain du référendum?' Marc Pierini: 'L'enjeu pour l'Union européenne c'est d'abord, avant et après le référendum, que la Turquie est un pays déstabilisé aujourd'hui, déstabilisé par un coup, un coup d'État manqué certes, mais on a bien vu que la purge a été extraordinairement large. Donc on n'est plus du tout dans la norme européenne. On y est déjà plus aujourd'hui alors forcément si le 'oui' l'emporte on y sera encore moins. Et donc je crois qu'on va tout simplement, sauf autre accident, revenir à une relation beaucoup plus simple: la modernisation de l'Union douanière, et puis après probablement la coopération anti-terroriste, la coopération sur la Syrie vu la situation nouvelle qui se présente maintenant, la continuation de l'accord sur les réfugiés et ce genre de chose.' Euronews: 'Qu'est-ce qui va advenir de la candidature d'adhésion de la Turquie au lendemain du référendum?' Marc Pierini: 'Depuis la purge extensive qui a suivi le coup d'État, l'état de droit en Turquie s'est effondré de telle façon que les critères politiques ne sont pas remplis. Donc la candidature flotte dans des eaux mortes et elle ne va pas très loin. Si on a un régime autocratique sans contre-pouvoirs qui se met en place juridiquement, la candidature est morte pour de bon. Ce qui est clair dans la situation actuelle c'est que les normes européennes, politiques surtout, sont en contradiction avec la conception du pouvoir qu'a le président turc. Et il le dit tous les jours. Et donc, ou on la déclare formellement morte ou on garde la négociation d'adhésion pour le principe en attendant des jours meilleurs'.
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Le résultat du référendum de dimanche en Turquie pourrait donner lieu au plus important tournant politique du pays depuis la fondation de la République turque en 1923. Le Président Recep Tayyip Erdogan affirme qu'une réforme est nécessaire pour éviter la formation de gouvernements de coalition trop fragiles, et donc pour apporter de la stabilité à la Turquie, en cette période où elle fait face à de nombreux problèmes sécuritaires. Mais s'il a décidé de soumettre ses propositions de réformes à la population, c'est parce que le Parlement a rejeté ses 18 amendements à la Constitution. Voici les projets d'amendements les plus controversés, ceux qui renforceraient les prérogatives du président turc, étendraient ses pouvoirs. -Disparition du poste de Premier ministre en faveur de la création d'un poste de vice-président. -Le Président deviendrait le chef du gouvernement et de l'Etat et ne serait plus obliger de couper les liens avec son parti politique. -Il pourrait promulguer des lois par décret en outrepassant le Parlement. -Un Parlement qui se voit doter de pouvoirs limités, notamment pour enquêter sur le chef de l'Etat ou le réfuter. Les partisans de la campagne du 'non' ont été pratiquement privés de couverture médiatique, du moins dans les médias publics, en raison du contrôle du gouvernement qui n'admet pas la critique. Dans tous les cas, selon certains analystes politiques, si le 'oui' l'emporte, Erdogan aura plus de pouvoirs, si le 'non' l'emporte, rien ne changera... 'Un 'non' au référendum ne modifiera pas grandement la situation, dans les circonstances actuelles, c'est-à-dire qu'on peut confortablement supposer que le Président continuera à diriger le pays comme il le fait actuellement, depuis qu'il a été élu Président', explique Ahmet Kasim Han. Le référendum a lieu moins d'un an après la tentative de coup d'Etat et dans un contexte d'attentats à la bombe orchestrés par les jihadistes d'Etat islamique et les militants kurdes. Depuis l'été dernier, Erdogan a déclaré l'Etat d'urgence et mené une purge dans les rangs de la police, de la justice, de l'armée, dans l'éducation, les médias. Plus de 134 000 personnes ont été licenciées. Plus de 48 500 arrêtés, plus de 97 000 attendent de passer devant un juge selon le site Turkeypurge. Pour Erdogan, ce référendum se résume à faire un choix simple, entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre lui : 'Alors que disent ceux qui s'opposent aux changements constitutionnels ? S'ils disent que la Turquie est mieux gouvernée de cette manière, cela signifie qu'ils défendent les coups d'Etat, les coalitions, les crises et les périodes de chaos.' Beaucoup prédisent une étroite victoire du 'oui' au référendum et donc pour Erdogan, qui a toujours eu une énorme popularité. Il n'a jamais perdu une élection depuis celle qui l'avait placé au poste de Premier ministre en 2002. Erdogan disait cette semaine que les Turcs vivant à l'étranger avaient voté en masse. Les sondeurs estiment que cela pourrait lui être bénéfique. https://t.co/cBu8BjDUvK es un sitio web establecido con el propósito de seguir de cerca la cacería de brujas masiva en Turquía. pic.twitter.com/ntkyzfkOkb- Turkey Purge Spanish (@TurkeyPurgeES) 8 avril 2017
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A l'intérieur de ces gros sacs rouges, peut être la clé du référendum de dimanche en Turquie, le vote des Turcs d'Allemagne. Les 1,4 million de ressortissants turcs d'outre-Rhin ont pu voter par correspondance. Mardi leurs bulletins ont été collectés et embarqués à bord d'avions: direction Ankara. Un vote qui pourrait être crucial, les Turcs d'Allemagne étant lors des derniers scrutins globalement très favorables au président Erdogan. 'Les parlementaires des quatre partis présents au Parlement turc vont procéder à des vérifications comme ça il n'y aura pas de doute que tout a été correctement mené', explique Mustafa Celik, consul général de Turquie en Allemagne. De Berlin le vol devrait prendre la direction du Danemark et du Royaume-Uni et en ramener les bulletins de vote. Les Turcs vivant dans l'Union Européenne ont pu prendre part au référendum du 27 mars au 9 avril. Dimanche le président Erdogan était en meeting à Izmir devant des dizaines de milliers de personnes. A cinq jours du référendum sur l'extension des pouvoirs présidentiels, la campagne s'accélère encore. Les opposant et notamment le grad parti kémaliste du CHP jettent leurs dernières forces dans la bataille. Pour eux, c'est l'avenir démocratique de la Turquie qui est en jeu. 'On nous empêche de distribuer des tracts dans la plupart des lieux publics. Des jeunes et des femmes de notre mouvement ont été arrêtés. Nos drapeaux ont été déchirés.', raconte Murat Emir, député CHP. Pour l'instant difficile de s'avancer quant aux résultats du réferendum. Les instituts de sondage turcs donnent le oui et le non aux coude à coude et ce malgré une nette domination de la campagne du 'oui' dans les médias.
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A un peu plus d'une semaine du référendum du 16 avril, les Turcs expatriés continuent de se rendre aux urnes dans les ambassades et consulats. A Athènes, ils étaient nombreux ce samedi à venir glisser un bulletin dans l'urne. A Erbil, capitale du Kurdistan irakien, le consulat a ouvert ce samedi matin. Les Bagdadis pouvaient aussi voter à l'ambassade. Plusieurs milliers de Turcs résident en Irak. En tout, trois millions de Turcs vivent à l'étranger dont près de la moitié en Allemagne. Le projet de réforme constitutionnelle voulu par le président Erdogan prévoit un renforcement de ses pouvoirs et la suppression pure et simple du poste de Premier ministre. Le chef de l'Etat turc accuse les partisans du non de faire le jeu des 'terroristes' et des 'putschistes'.
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Nicola Sturgeon détendue, pieds nus sur son canapé en train de rédiger une lettre à Theresa May. Cette photo a été publiée sur le compte twitter de gouvernement écossais pour expliquer que la Première ministre écossaise demandait à son homologue britannique 'le pouvoir d'organiser un second référendum d'indépendance'. 'La volonté du Parlement écossais doit être respectée. La question n'est pas de savoir si, mais comment. Au cas où une discussion constructive n'est pas possible à ce stade, je vais proposer au Parlement écossais de nouvelles initiatives que je suis déterminée à aller de l'avant vers un référendum', a déclaré Nicola Sturgeon. La réponse de Theresa May fut sans appel : 'Ce n'est pas le moment de parler d'un second référendum d'indépendance', a clairement dit la Première ministre britannique. Nicola Sturgeon, justifie la tenue d'un second référendum par le vote de 62% Ecossais en faveur d'un maintien dans l'UE. Elle souhaite que la nouvelle consultation ait lieu au plus tard début 2019. Selon elle, il serait 'démocratiquement indéfendable' que Londres refuse d'accéder à cette demande. Watch First Minister ScotGovFM NicolaSturgeon on why she is formally asking for powers to hold a second independence referendum pic.twitter.com/rrg9ruxR6Q- Scottish Government (@scotgov) 31 mars 2017 Tomorrow's front page: Now THIS letter's ours! Sturgeon signs request for indyref2 after Tories launch Westminster power grab pic.twitter.com/m2quzC0we1- The National (@ScotNational) 30 mars 2017
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Le parlement d'Écosse demande un second référendum sur l'indépendance. À la veille du Brexit, les députés écossais, à majorité indépendantistes, ont voté en faveur d'une nouvelle consultation, trois après l'échec d'un premier référendum d'autodétermination. La Première ministre Nicola Sturgeon reçoit ainsi l'autorisation de son parlement de demander à Londres l'organisation d'un nouveau référendum d'indépendance. Profitant du Brexit, la cheffe de file des indépendantistes écossais compte bien quitter le Royaume-Uni. Sans le Brexit, rejeté par 62 % des Écossais, Nicola Sturgeon n'aurait pas demandé si tôt l'organisation d'un nouveau référendum d'autodétermination. Elle espère, dans l'idéal, organiser une nouvelle consultation fin 2018 ou début 2019.
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C'est une première étape, mais la route est encore longue et incertaine avant un probable second référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. Car le Parlement de Londres doit donner son aval. Or, hier encore, la Première ministre britannique a réaffirmé lors d'une rencontre avec Nicola Sturgeon, son homologue écossaise, son attachement à ce que le pays reste uni durant la procédure de séparation de l'Union européenne. Theresa May voit sa tâche encore compliquée par les velléités indépendantistes écossaises et nord-irlandaises : 'Nous devrions travailler ensemble pour obtenir un accord juste pour l'Ecosse, un accord juste pour le Royaume-Uni, c'est mon travail en tant que Première ministre et c'est donc pour cette raison que je dis au Parti national écossais, maintenant, ce n'est pas le moment', expliquait-elle notamment le 16 mars dernier. Peu probable donc que le parti indépendantiste au pouvoir en Ecosse n'obtienne le feu vert de Londres pour ce second référendum avant 2018, voire 2019. S'il l'obtient. Une chose est sûre, Nicola Sturgeon est décidée à profiter de son poste qu'elle occupe depuis 2014 pour pousser dans cette direction. Largement majoritaire au parlement écossais et à la tête du gouvernement, les indépendantistes comptent bien utiliser cette fenêtre d'opportunité, même si les Ecossais restent divisés sur la question. En 2014, lors du premier référendum, ils avaient rejeté l'indépendance à 55,3 % des voix. Mais, depuis, le Brexit a eu lieu : 52 % des Britanniques ont choisi de quitter l'Union européenne, alors que 62 % des Ecossais souhaitaient y rester. C'est l'argument défendu par les indépendantistes, en tout cas officiellement, mais la situation n'est pas forcément si limpide, comme l'explique l'analyste Nicholas Cross de l'Université d'Edimbourg : 'Cela ajoute beaucoup plus d'incertitude à une situation déjà difficile. Les indépendantistes disent qu'il est question d'assurer une place à l'Ecosse en Europe. Mais il y a aussi eu des comptes-rendus qui montrent qu'ils discutent d'une zone de libre-échange européenne ou d'un espace économique européen, plutôt que de rejoindre l'Union européenne. Donc je pense que même le Parti national écossais ne sait pas vraiment quel chemin prendre par rapport à l'Europe.' Reste qu'un autre argument est désormais à la disposition de Nicola Sturgeon : pour qu'un pays adhère à l'Union, l'unanimité des Etats-membres est requis. Auparavant, la Grande-Bretagne aurait pu mettre son veto, comme l'Espagne le ferait pour la Catalogne. Mais une fois le Brexit consumé, la voie sera libre pour l'Ecosse et l'idée de l'accueillir ne déplairait pas à Bruxelles.
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A la veille de l'activation de l'article 50, qui lancera officiellement le processus de sortie de l'Union européenne, la première ministre britannique Theresa May fait le tour du Royaume-Uni. Sa première visite était pour l'Ecosse. Pour rappeller à la cheffe du gouvernement écossais Nicola Sturgeon que l'idée d'un référendum d'indépendance est mauvaise. 'J'avais l'impression, a rétorqué Nicola Sturgeon, compte tenu de ce qui se disait dans les médias ce week-end, que Theresa May venait proposer quelque chose pour que l'Ecosse ait plus de pouvoir, mais il s'avère que ce n'est pas le cas. Il n'y a pas de réelles garanties que Westminster nous redistribue les pouvoirs qui seront récupérés de Bruxelles.' Deux ans après celui de septembre 2014, l'Ecosse revendique un nouveau référendum d'indépendance : elle ne veut pas subir le divorce avec l'UE. 62% des Ecossais avaient voté contre le Brexit. 'Alors que la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne et que nous endossons un nouveau rôle au niveau mondial, a répété Theresa May, la force et la stabilité de notre union vont devenir encore plus importants'. C'est aujourd'hui que le Parlement écossais lance la procédure du référendum. Les députés votent pour demander à Londres d'accepter ce nouveau référendum. Westminster peut refuser. La dernière fois, les Ecossais avaient rejeté l'indépendance. Mais en cas de consultation populaire, leur réponse pourrait être cette fois bien différente.
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Avec: Cécile Cornudet, éditorialiste politique au quotidien Les Échos. - Chaque jour, Jean-Jacques Bourdin accueille dans son QG celles et ceux qui suivent la politique. Les Français demandent le renouvellement de la classe politique, RMC propose de "nouvelles têtes".
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Des négociations qui s'annoncent extrêmement difficiles et qui feront du Royaume-Uni le premier État membre à sortir de l'Union après quarante ans d'un mariage de raison. 'On a laissé passer beaucoup de temps. Je pense que les autorités britanniques avaient besoin de temps pour se préparer, mais, enfin, on va rentrer dans le vif du sujet et je souhaite qu'on le fasse de manière constructive des deux cotés', insiste le ministre français des Finances, Michel Sapin. En déplacement au pays de Galles, la cheffe du gouvernement britannique promet de rester ferme durant les négociations. 'J'ai fixé mes objectifs, insiste Theresa May. Cela inclus d'avoir un bon accord de libre-échange, cela inclus de continuer à travailler ensemble sur des questions comme celles de la sécurité, qui est au coeur de notre action. Nous allons négocier sans relâche pour donner aux Britanniques ce pour quoi ils ont voté.' La majorité des Britanniques a voté pour une sortie de l'Union européenne sur fond de crise de la zone euro accentuée par une crainte de l'immigration alimentée par les populistes du parti Ukip.
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'Nous ne voulons pas sombrer avec le navire Brexit' déclarent les nationalistes écossais. Nicola Sturgeon la chef indépendantiste du gouvernement écossais affirme qu'elle demandera la semaine prochaine au Parlement écossais de donner son aval à un second référendum sur l'indépendance et défie Theresa May de s'y opposer. 'Nous défier sur ce sujet reviendrait à détruire de manière définitive toute notion de respect et d'égalité entre partenaires au sein de la Grande-Bretagne', déclare-t-elle avant d'ajouter : 'que la Première ministre n'ait aucun doute, la volonté de notre parlement doit prévaloir et prévaudra.' Pour convaincre les Ecossais de rester membres du Royaume-Uni, l'ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown, a appelé à 'rapatrier des pouvoirs venus de l'Union européenne que, malheureusement, le gouvernement et le référendum ont décidé que nous allions quitter'. Il a précisé qu'il ne s'agissait pas de 'rapatrier ces pouvoirs à Westminster ou à Whitehall, mais de les rapatrier en Ecosse, son parlement, au Pays de Galles, son assemblée, l'Irlande du Nord, son assemblée et les régions anglaises.' Le référendum sur le Brexit en juin dernier a profondément ébranlé les liens des quatre nations du Royaume-Uni. L'Angleterre, la plus peuplée et le Pays de Galles ont voté pour quitter l'Union Européenne alors que les Écossais et l'Irlande du Nord ont voté pour y rester
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La cour d'appel de Catalogne a jugé Artur Mas coupable de 'désobéissance' et l'a condamné à deux ans d'inéligibilité pour avoir organisé en 2014 une consultation sur l'indépendance de la région. L'ancien président de la Catalogne est également condamné à payer 36 500 euros d'amende. Artur Mas a l'intention de saisir la Cour suprême. Artur Mas : 'Nous pourrions refaire exactement la même chose. Nous ne regrettons rien. Nous sommes démocrates. Les démocrates écoutent le peuple et respectent le mandat du peuple.' Le parti populaire du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'est félicité que 'l'impunité' ne l'emporte pas. En 2014, la consultation sur l'indépendance de la Catalogne avait été interdite par la Cour constitutionnelle espagnole. Artur Mas l'avait malgré tout organisé. Un tiers des électeurs catalans y avait participé et parmi eux 80% s'étaient prononcé en faveur de l'indépendance de la Catalogne..
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La polémique autour du référendum turc concerne désormais les Pays-Bas qui après Berlin s'opposent aux meetings de campagne pro-Erdogan. Du pain béni pour Geert Wilders, le chef de file de l'extrême droite néerlandaise, qui trouve ici un nouveau sujet pour s'attirer des électeurs à une semaine des législatives néerlandaises. Pays-Bas : L'extrême-droite de Geert Wilders en tête des sondages manifeste contre le référendum turc concernant Erdogan... https://t.co/gxZmltgyUv- Alexis Afeiche (@AlexisAfeiche) March 8, 2017 Mais le chef de la diplomatie turque persiste et signe : 'Je vais aller aux Pays-Bas, bien sûr que je vais y aller, répète Mevlüt Cavusoglu. Tout le monde sait qu'aucun obstacle ne peut nous arrêter. Personne ne peut nous interdire de rencontrer nos citoyens. Nous n'allons pas céder à des fascistes et des racistes comme Wilders. Nous irons à la rencontre de nos ressortissants, où et quand ils le désirent.' 'No one can prevent us from meeting with citizens' -Turkish FM #Çavusoglu tells #Germany, #Netherlandshttps://t.co/4zm1b6kB9m pic.twitter.com/vPgP6AHWK7- News-Now (@juergen_p) March 4, 2017 Au passage, Mevlüt Cavusoglu a qualifié Geert Wilders de nazi, une insulte qu'il avait déjà utilisée pour qualifier l'attitude de l'Allemagne. Cavusoglu : " Nous ne disons pas " nazi " à l'administration mais aux pratiques allemandes "https://t.co/cwHET7TiCv- TRT Français (@TRTFrancais) March 9, 2017 Berlin a empêché la tenue de plusieurs meetings. Le premier ministre néerlandais adopte la même tactique : 'Les Turcs savent que nous sommes contre cette visite destinée à s'adresser à un grand groupe de Turcs, explique Mark Rutte. Le problème c'est que c'est un ministre. Nous ne refusons pas les politiciens turcs, mais les ministres qui veulent parler de questions internes et nationales.' Dutch Prime Minister Rutte says that #Turkish FM #Çavusoglu will not be #allowed to #campaign for the referendum in the Netherlands- Marc Guillet (@Turkeyreport) March 9, 2017 420 000 Turcs, soit 2,5% de la population, vivent aux Pays-Bas. Hier ce sont les autorités du canton de Zurich en Suisse qui ont demandé d'annuler, pour des raisons de sécurité, la venue dimanche du chef de la diplomatie turc.http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/pays-bas-les-enjeux-des-l...
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Angela Merkel a tenté d'endiguer l'escalade diplomatique longue d'une semaine entre Berlin et Ankara devant le Bundestag ce jeudi. 'Aussi difficile que ce soit en ce moment, ça ne peut être dans notre intérêt géopolitique, en matière de politique étrangère et de sécurité, de laisser la Turquie, une partenaire au sein de l'Otan, s'éloigner plus encore', a déclaré la chancelière citée par l'AFP. Angela Merkel a également mis en garde contre l'importation des tensions en Turquie sur le sol allemand : 'Je veux m'adresser aux personnes qui ont des racines turques, qui ont la nationalité allemande ou bien qui ont vécu ici avec nous pendant de longues années. Ils sont membres de notre pays. Nous ferons tout notre possible pour nous assurer que le conflit national en Turquie ne déstabilise pas les relations à l'intérieur et entre nos communautés' a poursuivi Merkel. Face à la chancelière, des députés écologistes portaient un T-shirt en soutien à Deniz Yücel, le journaliste du quotidien allemand 'Die Welt', toujours incarcéré et accusé de terrorisme en Turquie. Berlin demande sa libération immédiate. Angela Merkel a jugé inacceptables les accusations de nazisme lancées par le président turc contre Berlin. Recep Tayyip Erdogan avait accusé Berlin d'empêcher les partisans du 'oui' de faire campagne en Allemagne pour le référendum sur l'extension des pouvoirs présidentiels, en dénonçant 'des pratiques nazies'. Depuis Hambourg ce mardi, le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a lui aussi demandé à Berlin ne ne 'pas intervenir dans les élections turques', après l'annulation d'un autre meeting pro-Erdogan en Allemagne.

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