Le conducteur de bus avait été viré en 2011 pour "faute grave", car il avait dépassé un arrêt pour rattraper son retard. Il a définitivement perdu son procès contre son ex-employeur mercredi dernier.

Alors qu'il remplaçait un collègue le 27 avril 2011, sur un trajet entre Longuyon et Briey (Meurthe-et-Moselle), un chauffeur de bus a pris du retard. Soucieux de respecter son horaire, il est passé devant un arrêt de la commune de Mercy-le-Bas sans le marquer. Le problème, c'est qu'il a laissé un usager sur le trottoir.

Son employeur s'est empressé de l'appeler pour lui reprocher son attitude, ce qui n'a pas plu à l'intéressé, rapporte Le Républicain Lorrain. Agacé et visiblement en colère, le conducteur a raccroché. Il s'est ensuite dirigé vers le dépôt des véhicules de l'entreprise, alors que son service n'était pas terminé.

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Le terme "abandon de poste" validé

C'est cette décision, considérée comme un "abandon de poste", qui l'a perdu. Licencié pour "faute grave", l'homme a intenté un procès contre son employeur, estimant que son erreur ne justifiait pas une telle punition. Rappelons qu'une "faute grave" empêche à la personne responsable de profiter d'un préavis et de toucher des indemnités.

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L'ex-conducteur a remporté le premier procès, mais l'entreprise a gagné le deuxième en faisant appel. L'ancien chauffeur a enfin porté l'affaire à la Cour de cassation, mais a perdu mercredi dernier. Le tribunal a validé l'"abandon de poste". Il a également convenu que manquer l'arrêt avait été dommageable à la réputation de l'entreprise dans la commune de Mercy-le-Bas, et qu'il s'agissait d'un acte injustifié.

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