Plus de 300 000 ruptures conventionnelles ont été signées entre janvier et novembre 2014, selon les chiffres du ministère du Travail dévoilés vendredi par Les Echos. Avec le mois de décembre, le record enregistré en 2012 devrait être battu. 

Une envie de changement ? Les ruptures conventionnelles dans les entreprises devraient battre un nouveau record en 2014, avec plus 301 441 fins de contrats à l’amiable déjà enregistrés en onze mois, selon les derniers chiffres du ministère du Travail, dévoilés vendredi par Les Echos. Une hausse de 6% par rapport à la même période l’année dernière.

"25 600 demandes de séparation à l’amiable ont encore été homologuées en novembre, après 32 420 en octobre (un quasi-record mensuel)", précise le quotidien économique. En prenant en compte le mois décembre, le record de 320 000 ruptures enregistré en 2012 devrait être battu.

Une alternative au licenciement pour motif personnel

1,7 million de ruptures conventionnelles ont déjà été enregistrées depuis leur mise en place en 2008 par le gouvernement Fillon. Les experts attendaient pourtant un recul du dispositif, après la réforme de l’assurance-chômage en juillet dernier et la modification du calcul du délai de carence. "Auparavant, le 'différé d'indemnisation' ne pouvait dépasser soixante-quinze jours ; il peut maintenant aller jusqu'à cent quatre-vingts jours, soit six mois avant de toucher ses premières allocations", rappelle Le Monde.

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Le succès semble pourtant toujours là. Les ruptures conventionnelles seraient en effet la meilleure alternative au licenciement pour motif personnel. "Les salariés connaissent désormais bien ce mécanisme qui jouit d’une bonne image : la rupture conventionnelle n’entache pas la réputation d’un salarié et constitue un mode plus apaisé de gestion des départs de l’entreprise", précise Philippe Rozec, associé du cabinet De Pardieu Brocas Maffei, interrogé par Les Echos.

En vidéo sur le même thème : La rupture conventionnelle d’un contrat de travail 

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