Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, en visite mardi dans un village massacré par les troupes nazies en 1943, a dit vouloir faire "tout le nécessaire" pour obtenir réparation de l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

La Grèce ne veut pas oublier cette date. Le 16 août 1943, les troupes nazies avaient massacré 317 civils grecs à Kommeno, dans le nord-ouest du pays. Comme l’explique l’AFP, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, qui s’est rendu mardi dans ce village pour une commémoration du massacre, a indiqué qu’il fera "tout le nécessaire" pour obtenir de l’Allemagne le paiement de réparations pour l’occupation nazie.

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Une occasion en or pour nettoyer la grosse dette publique grecque

"Pour la première fois, nous avons une stratégie nationale" a assuré Alexis Tsipras, qui garde espoir malgré le refus catégorique de Berlin depuis plusieurs années. La Grèce "fera tout le nécessaire au niveau diplomatique, et si nécessaire légal" a ajouté le Premier ministre, qui a précisé aussi qu’un rapport avait été remis fin juillet au Parlement européen, où un débat sur la question aura lieu début septembre.

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Comme indiqué dans ce rapport, l’Allemagne devrait à la Grèce 269,5 milliards d’euros de réparations. Ce chiffre avait été établi en 2014 par la Comptabilité nationale grecque. Il est moins élevé que le chiffre trouvé par les calculs du gouvernement grec en 2015, environ 279 milliards d’euros.

En cas de remboursement, la Grèce ferait un grand nettoyage de sa dette publique, qui s’élève à près de 320 milliards d’euros, représentant près de 177% du PIB du pays indique Marianne.

Dans le camp allemand, on refuse de rouvrir le dossier, clos selon lui depuis la réunification de l’Allemagne en 1990.

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