Vrai ou faux : le PSG a-t-il vraiment été puni parce qu'aucune femme ne figure parmi ses dix plus hauts salaires ?

Publié par Stéphane Leduc
le 11/09/2026
PSG 2025
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Le Paris Saint-Germain doit payer plus de 2,7 millions d'euros d'amende pour non-respect de l'index d'égalité professionnelle, mais cette sanction ne découle pas uniquement de l'absence de femmes parmi ses dix plus gros salaires.

La justice administrative a confirmé une lourde pénalité financière contre le club de la capitale, déclenchant une vague d'indignation et de messages viraux en ligne. De nombreux internautes accusent le droit du travail de vouloir forcer les clubs à rémunérer les footballeuses au même niveau que les stars masculines planétaires. Cette lecture simpliste déforme le fonctionnement réel des règles françaises sur l'égalité professionnelle en entreprise.

Une sanction financière confirmée face aux rumeurs du web

Le tribunal administratif de Paris a rejeté, le 25 juin 2026, le recours du Paris Saint-Germain, confirmant une pénalité de 2 728 468 euros infligée le 22 mars 2024 par l'Inspection du travail d'Île-de-France, selon les éléments consultés par l'AFP. Ce montant correspond à 0,5 % des rémunérations versées en 2022. Les magistrats ont balayé la demande du club d'exclure les salaires des footballeurs professionnels de l'assiette définie par l'article D. 1142-2 du Code du travail, refusant toute exception sportive sectorielle.

Dans la foulée, plusieurs publications ont enflammé les réseaux sociaux. Le 11 septembre 2026, le compte X @LeBunkerBtc a affirmé que l'État sanctionnait le club « parce qu'aucune femme ne figure parmi les 10 personnes les mieux payées ». Cette interprétation laisse croire à tort qu'une joueuse de l'effectif féminin devait percevoir des sommes équivalentes aux rémunérations des stars mondiales du vestiaire masculin pour éviter une condamnation.

Le barème de l'index et les causes réelles de la pénalité

Instauré par la loi du 5 septembre 2018, l'index d'égalité professionnelle repose sur un barème noté sur 100 points, réparti en plusieurs indicateurs. Le cinquième indicateur, portant sur la parité parmi les dix plus hautes rémunérations, ne pèse que 10 points. Une note nulle sur ce critère précis n'empêche nullement un employeur d'engranger jusqu'à 90 points et de rester en règle.

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La sanction appliquée découle d'un problème bien plus étendu. D'après l'article L. 1142-10 du Code du travail, l'Inspection du travail sanctionne une structure qui obtient une note globale inférieure au seuil obligatoire de 75 points durant trois années consécutives. L'amende punit donc cette défaillance répétée sur plusieurs années et non un indicateur isolé.

La direction parisienne a pourtant mis en avant les spécificités du secteur. Une étude du cabinet Deloitte citée par le média Sportune relève que la section féminine du PSG ne générait que 3,7 millions d'euros sur l'exercice 2022-2023, soit à peine 0,5 % des revenus globaux. Malgré cette distorsion économique manifeste, le club a régularisé sa note globale dès 2023 en ajustant ses pratiques d'augmentations, de promotions et de retours de congés maternité, prouvant qu'une entreprise sportive peut respecter la loi sans aligner artificiellement les salaires des joueuses sur ceux des stars de Ligue 1.

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